mercredi 8 novembre 2017

Référendum sur la taxe au Sac

Ce texte a été écrit le 21 octobre, à part les remarques, en conclusion.

Taxe au sac : référendum facultatif.

Donc voilà, aujourd’hui, on sait en fin qui est à l’origine du tout-ménage que nous avons reçu le je-sais-plus-combien septembre. On nous disait que c’était…, puisque ce n’était pas signé. Il semblait que c’était l’Alternative pour Monthey qui avait lancé cela, d’ailleurs c’étaient ses représentants qui récoltaient les signatures au marché, mais on parlait aussi d’une organisation de consommateurs et d’autres personnes. Total : sur la photo dans Le Nouvelliste de ce jour : quatre conseillers généraux de l’Alternative pour Monthey.

Quand j’ai reçu ce tout-ménage, je l’ai lu et me suis dit : « Ils ne peuvent pas sérieusement écrire cela ? »

Par un de ces hasards qui fait la beauté de la vie, le lendemain se tenait un marché du samedi à Monthey.

Par un de ces hasards qui fait la beauté de la vie, ce jour-là, à peine arrivés, avec mon épouse et deux de mes enfants, nous avons été accostés par deux représentants de l’Alternative pour Monthey (enfin, surtout moi). Je leur ai demandé des explications sur la première ligne de leur tout-ménage. J’ai eu droit à « Oh, c’est pas nous qui avons écrit ». J’ai insisté pour recevoir une explication. Un des représentants est parti (bon, c’est un habitué de la défilade). L’autre a tenté tant bien que mal (enfin, surtout mal) de me répondre. Ses réponses étaient fausses. Je le lui ai dit et ai précisé que leur tout ménage était MANIPULATEUR ET MENSONGER.

Par un de ces hasards qui fait la beauté de la vie, le même jour, un peu plus tard, une autre conseillère générale de l’Alternative pour Monthey est venue discuter avec moi. Je lui ai demandé des explications sur la première phrase de leur tout-ménage. Elle ne savait pas, a émis une hypothèse qui était fausse. Je lui ai dit, devant plusieurs représentants de son parti, que c’était scandaleux d’envoyer aux Montheysans un tout-ménage MANIPULATEUR ET MENSONGER.

Depuis, il y a du progrès : suite à mes remarques, certains membres de l’Alternative pour Monthey ont fait comme moi : ils ont pris cinq minutes sur le net et ont compris ce que signifiait la première phrase de leur tout-ménage. Du coup, je pense que l’honnêteté intellectuelle de base dont je les crois capables les fera admettre que leur tout-ménage était MANIPULATEUR.

Quant au mensonge, il est contenu dans le quatrième paragraphe du tout-ménage. Il est avéré, même si une représentante de l’Alternative m’a dit que par « communes valaisannes », il fallait entendre « Villes valaisannes », ce qui, soit dit en passant, ne change rien au mensonge.

Résumons : on ne sait pas qui nous envoie un tout ménage MANIPULATEUR ET MENSONGER, les conseillers généraux de l’Alternative pour Monthey accostent les gens pour qu’ils signent le formulaire annexé, MENSONGER ET MANIPULATEUR.

Venons-en au fond de la question :

Nous allons voter fin novembre sur le Règlement Communal sur la Gestion des Déchets. En effet, ce règlement, présenté deux fois au Conseil général, a été accepté la seconde fois à une très large majorité. L’Alternative pour Monthey avait déposé un amendement (que, par ailleurs, pour ma part, je trouvais relativement intéressant, quoique trop difficilement applicable). Cet amendement a été refusé par le Conseil Général. Du coup, l’Alternative pour Monthey demande le référendum facultatif. Je répète, tellement c’est hénaurme : on va faire voter la population, parce qu’un amendement au règlement n’a pas été accepté par le Conseil Général (pour rappel, le Conseil Général est le représentant de la population montheysanne).

Et depuis, on récolte les signatures et on en a récolté 3'050. Chapeau (je précise que ceci est dit sans ironie aucune, car c’était tout un travail de le faire et ils l’ont fait).

Parmi les 3050 personnes qui ont signé, je me demande combien ont compris que nous allions voter uniquement parce qu’un amendement de l’Alternative avait été refusé. Je me demande aussi combien ont signé parce qu’on leur avait demandé, de manière totalement MANIPULATRICE : « Trouvez-vous normal la taxe au sac ? Trouvez-vous normal de payer plus cher pour vos poubelles ? Trouvez-vous normal de payer le même prix au sac que les autre communes, alors que la SATOM est sur notre commune, qu’elle utilise nos déchets pour nous chauffer et qu’elle nous facture l’incinération des déchets moins cher qu’à Sion ? » Bref : un ensemble d’arguments populistes, voire neuneus, mais n’ayant rien à voir avec l’amendement.

Bon : tout cela est compliqué, mais une chose est simple : sous des couverts démocratiques, un parti prend en otage la population montheysanne qui va devoir voter (et cela a un coût).

Remarques octonovembresques :

-          - Le principe du pollueur-payeur n’est pas une spécificité montheysanne, imposée par la commune de Monthey. Il sera appliqué dès 2018 dans tout le Valais et c’est une décision du Tribunal Fédéral.

-          - Nous, on vit à sept, dont un bébé qui porte des couches… Je vais pourtant évidemment voter OUI au règlement et je pense que les deux personnes de ma famille qui ont le droit de vote vont faire de même. J’écris ça, j’écris rien…

-          - Si vous voulez lire des articles intéressants sur the référendum, je vous renvoie à Antoine Bellwald et à Arno Dub sur Facebook.

Des becs.
MONSIEUR Yannick Délitroz, Conseiller Municipal, Monthey


P.S. J’ai changé, mais je vais bien, très, très bien, merci.

P.S. 2 Pour clarifier un chouia mes propos, une copie du tout-ménage de septembre :




























dimanche 16 avril 2017

Bilan des 101 jours

Salut. Une vidéo sérieuse (comme quoi, c'est possible), pour expliquer un peu mon job à la commune. C'est légèrement long, mais c'est surtout destiné aux nombreuses personnes (deux, peut-être trois), qui  trouvent que je ferais mieux de bosser à la commune, plutôt que de...




dimanche 12 mars 2017

Enfin, moi, ce serait plutôt vieux punk...

... parce que je suis pas très chien, à part l'ami de Mickey cité en titre :)

Hey, j’aimerais juste faire un appel du pied à tous les vieux anars et tous les punks à chien. Cela représente, selon mes calculs, environ 180’000 personnes en Valais. Pour arriver à ce chiffre, j’ai soustrait les 30'857 personnes qui ont voté pour Monsieur Freysinger au premier tour aux 213'851 électeurs inscrits en Valais.

En effet, ceux qui ne votent pas pour ce monsieur sont considérés par l’UDC (ou en tout cas par un de ses membres qui m’a décerné le diplôme ci-dessous, mais il s’exprime au nom du parti) comme un vieil anar ou un punk à chien. J’aimerais bien que ces 180'000 personnes (j’imagine que l’on peut grosso modo considérer qu’il y a en Valais 90'000 vieux anars et 90'000 punks à chien - je laisse à chacun juger de quel groupe il fait partie) manifeste sa joie d’appartenir à l’un de ces deux groupes en votant la semaine prochaine. Je pense sérieusement qu’il y a possibilité de réussir à avoir un bon gouvernement dans notre canton.


 
Chez les Délitr, en tout cas, il y en a un qui a fait son choix. Habillé aujourd’hui avec un t-shirt des Ramones et une jaquette Pat Patrouille, il chante : « je suis un punk à chien ». Bon, il a trois ans…

Voilà, c’est tout.

P.S. une bonne pour terminer : il y a une vidéo qui tourne sur fb avec au moins 5 vues (je l’ai regardée 5 fois pour être sûr de bien comprendre), qui affirme que la manif du 18 février a été financée par le Foraus. Je sais que ça doit pas mal embêter la pauvre personne qui a fait cette vidéo, mais la manif n’a été financée par personne, puisque totalement gratuite. Le seul financement, pour la sécurité, a été amené par un donateur valaisan que je ne connais pas personnellement, mais à qui je vais m’empresser de demander s’il fait partie du Foraus. Je pense qu’il va rigoler. Ah oui, il y avait aussi des bouteilles et du fromage. Je me renseigne également sur l’appartenance du généreux monsieur au Foraus.

P.S.2 (Allez, j’avoue, deux P.S., ça me plait bien) : on va mettre une au frais pour dimanche prochain. Mais si on se retrouve avec trois PDC et les deux autres sortants, ben on la laissera au frais pour une autre occase.


Le Valais, c’est nous. C’est de plus en plus nous. Ce serait cool que ça dure…

mercredi 1 mars 2017

Des comptes

Bonjour à tous,

Dix jours après notre rassemblement, je souhaitais vous tenir un peu au courant…

-          Plein de messages positifs, publics, privés, électroniques, oraux ou écrits, des photos, des dessins. Je ne réponds pas souvent, mais merci encore et encore…

-          Des critiques, insultes, souvent anonymes qui me laissent de marbre ou me font marrer. Il y a pas mal de temps que j’ai décidé de ne pas y répondre. Dernièrement, un souhait que je périsse dans un attentat terroriste. Je dois dire que, quand la haine va jusque là, ça fait un peu souci, mais bon, il faut prendre cela d’où ça vient…

-          Beaucoup de demandes sur la suite à donner à ce rassemblement : pas de suite directe prévue de ma part, mais si des propositions…

-          Vais fermer le compte bancaire 18 février et verser le quart de 3'260.-, soit 815.- chacune à quatre associations qui aident les personnes en difficultés chez nous. Ce sont des associations que je ne connais pas (ou peu). J’ai juste écouté des propositions que vous avez faites. Bien sûr, il aurait pu y en avoir d’autres, mais on va faire comme ça. Il s’agit de « Chez Paou », « L’Association Le Relais, repas communautaires », « Coup de Pouce pour un Coup de Cœur » et « Le Geste Solidaire ». Pour la clarté de la gestion de vos dons, je tiendrai à votre disposition le relevé complet de ce compte éphémère et je m’engage à ne pas déclarer ces dons dans ma déclaration d’impôts 2017. J’ai fait là quelque chose que l’on reproche aux socialistes : dilapider de l’argent qui n’est pas le leur. Ben franchement, j’ai adoré ça.

Voilà, voilà. Je pense vraiment qu’on a fait un truc pas mal, le 18 février. Merci. Au plaisir. Des becs.


Yannick

mercredi 22 février 2017

Valais Merci

Ceci est un texte de remerciements
Donc merci aux plus de dix Valaisans qui sont venus samedi sur la Place du Scex. C’était un truc tout con, complètement improbable, mais ça a touché les Valaisans bien au-delà de ce qu’on pouvait imaginer. Franchement, le sourire des Valaisans samedi, c’était vraiment, vraiment, vraiment quelque chose. On n’a pas changé le monde samedi, mais ça nous a fait du bien. Et rien que pour ça, ça valait p.. la peine. Regardez les photos sur facebook, la vidéo en direct qui a plus de 20'000 vues, regardez ces Valaisans de partout : tant jolis. La photo que je mettrais en évidence dans cet article n’est peut-être pas la plus représentative des Valaisans présents samedi, mais pour moi, elle veut tout dire. Et vraiment, comme les Valaisans de cette photo, j’ai envie de dire : Valais Merci.

(Désolé, après 47 minutes de tentatives infructueuses, je n'ai pas réussi à mettre une meilleure photo , juste parce que je suis une pive en informatique).

Quelques remerciements particuliers. Je ne veux pas mettre en exergue, certains, plutôt que d’autres, car tous les Valaisans présents, ainsi que ceux qui nous ont soutenus sans être là méritent des remerciements sincères et chaleureux. Mais quand même, merci :
-          Au Valaisan qui a financé la sécurité : la classe.

-          Au Valaisan qui a offert 50 bouteilles de vin et du fromage. Merci pour son soutien inconditionnel. Pas encore eu l’occasion de faire sa connaissance, mais me réjouis de boire une avec lui un de ces jours.


-          A mon très cher ami valaisan qui a amené ces victuailles, s’est occupé de l’organisation improvisée et du nettoyage, pendant que je faisais le malin devant les journalistes.

-          Aux Valaisans qui sont venus avec le pain de seigle, le jus d’oranges frais et la table. « Voilà, juste comme ça, on le fait. »


-          A la Valaisanne qui s’est dit : « Et si on amenait une caisse que je ferais décorer par mon gamin valaisan, pis les Valaisans qui voudraient donneraient de l’argent, pis on filerait cet argent à des associations qui aident les Valaisans dans le besoin ?» Elle l’a fait : 2858 francs récoltés.

-          Aux Valaisans qui continuent à verser des dons sur le compte
                                              CH67 8061 1000 0110 9895 2.
Aujourd’hui, on a dépassé les 3000 francs. Je vais vider ce compte en fin de semaine, soit pour aller payer des Suzes, soit pour faire des dons à ces associations. Je verrai encore.

-          A tous ces Valaisans qui m’ont écrit des cartes, laissé des messages tellement, tellement touchants et à qui je n’ai pas répondu.

-          Au Valaisan qui s’est pointé vers moi samedi, alors que presque tout le monde était parti. Il m’a donné un fromage et m’a dit : « Tu trouveras bien deux ou trois copains pour faire une raclette… » Je l’ai remercié et lui ai demandé qui il était. « Ça, ça n’a pas d’importance », il a dit… et il est parti.


-          A la Valaisanne qui m’a offert une rose.

-          Au Valaisan qui avait pris un drapeau… valaisan

-          Au Valaisan qui a filmé en direct sur facebook, posté dans un appartement où une famille valaisanne l’avait fort gentiment invité.


-          Aux journalistes valaisans qui ont vraiment relayé notre manifestation avec bienveillance.

-          Au Valaisan qui a fait une chronique sur cette radio valaisanne. C’est moyen de n’avoir cité que les politiciens de gauche présents. Il aurait dû venir voir de ses propres yeux, mais bon, perso, je le trouve tellement rigolo…

-          Aux gens d’un parti qui a trouvé cette manifestation tellement insignifiante. Du coup, ils ne sont pas venus. Merci.

-          A tous les Valaisans, présents ou pas, que j’oublie de remercier.


Une anecdote, pour terminer. Beaucoup de Valaisans sont venus me saluer samedi. C’était trop cool, trop touchant. A un moment, une petite Valaisanne est venue avec son mari, ses filles et son gendre, si je me rappelle bien. Elle m’a dit un truc du genre : « Merci beaucoup pour ce que vous faites. Je m’appelle Gabrielle Nanchen ». Vous avez vu, samedi, j’ai pas souvent fait le malin, j’étais pas mal ému. Mais lorsque cette Valaisanne est venue me dire cela, j’ai cru que mes jambes allaient me lâcher. Le Che a pas pu venir parce qu’il avait un conseil d’administration, De Gaulle et Gorbatchev soutenaient une gay pride à quelque part, je crois, mais Gabrielle Nanchen était là. L’immense petite Valaisanne que je regardais s’opposer à Guy Fontanet à Table Ouverte quand j’étais gamin me disait cela. Ben ça fait tout drôle. De la part de tous les Valaisans : merci madame pour tout ce que vous avez fait et merci pour ce que vous faites aujourd’hui, en particulier, être venue samedi à la Place du Scex pour dire :
Le Valais, c’est nous.

                              

samedi 18 février 2017

H - 4,5

C’est tout à l’heure, à la Place du Scex.

On me dit que certaines personnes seront présentes à notre rassemblement pour, par exemple, faire du bruit durant la minute de silence. Perso, ça ne me touche pas du tout. Ce qui est important, dans une minute de silence, ce n’est pas le silence, par ailleurs tout relatif, en pleine ville de Sion, un samedi à 15 h. Ce qui est important, ce sont les gens qui seront présents, qui la respectent, cette minute de silence. S’il y a des hurlements, qu’est-ce que ça va changer pour nous ? Que dalle. Alors laissons-les faire, si ça les rend heureux.

Le point primordial sera de ne pas réagir, si des personnes viennent déranger notre rencontre. Ne pas se mettre à leur niveau.

J’ai aussi entendu dire (mais je n’ai pas retrouvé le texte), qu’un candidat UDC au Grand Conseil sera présent. Je ne suis pas sûr, mais je pense que c’est un excellent signe. Il montre par là qu’il trouve également l’affiche dégueulasse et qu’il pense, comme nous, qu’on ne peut plus accepter ce genre de choses en Valais. Pour moi, en tout cas, c’est le message véhiculé par la présence de chacun, même la sienne.

A tout soudain. Le Valais, c’est nous.

vendredi 17 février 2017

H moins seize

Ca va être un truc tout simple, tout bien.

Rendez-vous tout à l’heure, pour montrer que, quand la politique devient dégueulasse, on réagit, que,

quand on cherche à enfermer le Valais, on réagit, que le Valais, c’est beau, que le Valais, c’est ouvert, 

que le Valais, c’est nous.

Cool si un prof de chant ou un directeur de chorale, ou quelqu’un qui connait les chansons se met en 

hauteur à 15 h 01 pour diriger les deux chants. Sinon, on a des chances de faire le buzz total dans la 

catégorie cacophonie. Bon, ce serait sympa aussi.


A toutes et à tous : à toute !

jeudi 16 février 2017

Gi - 2

Salut les Valaisans. En fait, salut les gens,

Quelques news, comme ça, en passant :

Beaucoup de messages tellement clairement incroyablement sympas. Merci. J’ai souvent la larme facile. Ces jours, elle est très facile.

Quelques trucs moins sympas, comme celui-ci, reçu alors que je buvais l’apéro avec des copains sympas : « Vous méritez d être vider de l enseignement. Salutations. »

Un des copains sympas m’a dit : « tu devrais répondre que c’est son prof de français qui mériterait d’être viré », mais me suis abstenu.

Certains (en fait, certaines, mais il semble que, malheureusement, depuis quelque 46 funestes années, elles ont presque les mêmes droits que NOUS) m’ont demandé s’ils (je vais quand même pas écrire si elles !) pouvaient venir avec des banderoles… Ce n’est pas mon rassemblement. C’est le nôtre. Chacun fait, fait, fait, ce qui lui plait, plait, plait (j’aurais préféré vous sortir une citation de Ferré, mais je connais mieux Chagrin d’Amour. A chacun sa culture).

Une personne me propose d’amener un coffre samedi, et que chacun y dépose un franc symbolique. Avec ces francs, on ferait des dons à des associations qui aident Maria et les autres gens de par ici dans le besoin (voir l’article J moins 3). J’imagine que, comme moi, cette personne ne cherche qu’à financer ses vacances familiales, mais j’ai trouvé l’idée cool.

J’ai même pensé à une variante dans laquelle chacun déposerait une pièce, de quelque valeur que ce soit (ou un billet, soyons fous). A la fin, on compterait le nombre de pièces et on pourrait communiquer le nombre à la police et aux organisateurs (LOL. J’adore le pluriel de majesté). Comme ça, pour la première fois dans l’histoire des manifestations, le chiffre de la police et celui des organisateurs concorderaient. Elle est pas belle, la vie ?

Bon, pour que ça marche, il faudrait vraiment que chacun dépose une pièce… et une seule. Redites ce que vous en pensez…(1)

A ce sujet : beaucoup de gens qui viendront samedi ne sont pas sur facebook ou ne lisent pas mon blog. Transmettez-leur ces idées, genre l’histoire du coffre, comme ça, on sera tous au courant et on pourra se promener sur la Place du Scex en demandant aux gens : « Tu sais pas où il est, le coffre ? » Pis on nous répondra : « Sais pas, mais bois une avec nous ».

Un dernier sujet moins rigolo :
Ai rencontré un prof. Il m’a dit un truc du genre : « Je ne viens pas samedi, parce que j’ai peur ». Je ne commente pas cette discussion.

Eh ! Ce serait bien si on était nombreux, mais alors vraiment nombreux. Si vous rencontrez votre grand-oncle ou quelqu’un d’autre demain, demandez-lui ce qu’il fait samedi, voire proposez-lui de nous rejoindre.

Le Valais, c’est nous. C’est p.. nous.

Selon les estimations en notre possession (j’adore le pluriel de majesté), on pourrait même être plus que les étoiles sur le drapeau.,, valaisan. Youhouhou !!!!!!!!!!!!!

(1) Si, comme moi, vous trouvez cette idée fort intéressante, tapez (1)  ou autre chose sur votre clavier.


mercredi 15 février 2017

J moins 3


Bon, ben là, on s’approche vraiment.

Quelques rappels, remarques, pensées philosophiques (je déconne), réponses à des questions…

Donc, on se voit samedi, avant 15 h, sur la Place du Scex, à Sion. Pas de slogan, pas de discours, pas de banderole, pas de récupération politique, juste des humains (et au moins un chien annoncé, je crois)… des Valaisans, au sens extrêmement, extrêmement large du terme. Compte à rebours, 15 h, minute de silence, Mon Beau Valais, l’Hymne national, pis on boit une, on bouge, on discute, on se rencontre : « Vois-tu, t’es venu aussi ! ». Pensez à prendre des verres, un tire-bouchon, une table pliante, pour ceux qui en ont une. Un généreux donateur nous offre 50 bouteilles et du fromage. D’autres généreuses personnes viennent avec du pain de seigle artisanal. C’est super sympa (je ne souhaitais pas piquer ici une citation bien connue d’un philosophe romand bien connu, mais c’est la meilleure phrase qui me soit venue). Pis vers 17 h, on va voir ailleurs.
Discutez-en autour de vous. Convainquez ceux qui se disent qu’ils iront peut-être skier ou ont des courses à faire. Expliquez à ceux qui critiquent mais ne font jamais rien que samedi, il y a la possibilité de faire quelque chose. Pis si on est un bon paquet, ben je crois sincèrement qu’on aura fait avancer les choses. On n’aura pas changé le monde, mais on aura fait quelque chose (j’imagine déjà les spécialistes en analyse stylistique qui commentent dans "le matin online" compter le nombre de fois où le mot « chose(s) » est présent dans les dernières phrases et en déduire que je n’ai rien à faire dans l’enseignement du français). C’est naïf de croire qu’on va faire changer les choses ? Evidemment. C’est ça que c’est beau, non ?

Certains se demandent s’il y a un danger qu’il y ait de la violence. Je peux difficilement l’imaginer. Peut-être que quelques personnes seront présentes pour se moquer de nous, faire du bruit pendant la minute de silence, siffler… pas d’importance… si ça leur apporte du bonheur… Mais je ne crois pas à des risques de violence. Et je suis certain que, si provocations il y a, nous n’y répondrons pas. Ce serait faire trop d’honneur à ceux qui nous provoquent.

De toute façon, il y a un service de sécurité. Nous, par exemple, y allons avec nos enfants.

Je saute du chapon au baudet : je n’ai répondu à quasi aucun message reçu de votre part. Désolé, mais j’ai eu un emploi du temps un chouia chargé (en fait, comme écrit lundi, j’ai pas touché terre). Il y a eu beaucoup d’encouragements, des critiques intéressantes aussi, des insultes… Sur ce dernier point, j’oserai juste une digression : ça ne me touche pas le moins du monde. Souvent, ça me fait rire. Plus souvent, j’ai pitié et pas vraiment envie de me moquer car cette haine que des personnes m’envoient à la gueule reflète un tel mal-être qu’elle ne peut inspirer que de la pitié. Mais je ne résiste pas à vous citer une phrase d’une lettre reçue à mon domicile hier, bien évidemment anonyme, mais écrite par « une cinquantaine de personnes rassemblées » :
« Votre minable rassemblement prévu à Sion ne groupera sans doute que des étrangers et ce sera bien fait pour vous ».

Merci de ne pas commenter cette citation, afin de demeurer dans le respect.

Sinon… Dans ma vidéo, je proposais une histoire de dossards, ça n’a pas pris, donc on laisse tomber, no soussaille. Je donnais également un numéro de compte. A ce jour, il y a zéro franc sur ce compte, ce qui m’embête un peu car je souhaitais l’utiliser pour partir en vacances avec ma famille. Je crois que tout le monde avait deviné ma perfidie. Donc, on laisse tomber aussi, mais ce compte aurait dû servir à faire des dons à des associations qui aident tous les gens en détresse chez nous. Donc, si vous pensez à les soutenir, c’est cool. Non, en fait, c’est pas cool, c’est important. Je vous mets les liens au fond de l’article.

Voilà, voilà… Encore un truc important : beaucoup de personnes m’ont demandé de réagir aux propos me concernant, tenus par Monsieur Freysinger à la télé lundi. Je ne souhaite pas commenter ces propos, du moins pour le moment. Il y a bien plus important que ce que ce monsieur dit de moi. Il y a samedi.

A samedi, donc. On va être plus que dix, ça va être génial, on va montrer que, le Valais, c’est nous…
Vous pouvez pas imaginer comme je me réjouis de vous rencontrer…


samedi 11 février 2017

L'appel du 18 février

Avec Patrick, on a eu fait des vidéos plus rigolotes, mais bon, pour un vendredi soir où je carbure à la tisane... 

Des infos dans ce petit film. Si encore des questions, des propositions, n'hésitez pas...
Partagez, faites du bruit (puisque, samedi prochain, on ne va pas en faire :)) pour qu'on soit le plus nombreux possible, le 18, à la Place du Scex. Le Valais, c'est nous.

Des becs. A samedi !
P.S. idée récente, piquée à la gay pride 2001, que je balance. Si quelqu'un est tenté de la récupérer, de la mettre en oeuvre...
On pourrait avoir des sortes de dossards en papier, avec imprimé derrière : "Je suis valaisan et..." et devant, chacun écrirait ce qu'il veut (genre : réfugié, policier, blonde, genevois...). Pour ça, il faudrait penser à un format, imprimer (éventuellement une version "je suis valaisanne et...", puisque, malheureusement :) les femmes ont également leur mot à dire en Valais en 2017), préparer des feutres, une ou deux tables pour écrire... Voilà. J'écris ça, j'écris rien...



dimanche 5 février 2017

Duel Délitroz -Freysinger

C’est le titre d’un article de Fabrice Zwahlen, dans le Nouvelliste de vendredi dernier.

J’imagine que la plupart des lecteurs de notre Pravda se sont demandé : « Mais c’est qui ce… Freysinger ?  Le talentueux joueur de badminton ? » C’est aussi ce que je me suis dit au début (même si je me voyais assez mal croiser le volant avec ce champion). Or, à la lecture, j’ai compris que l’article faisait allusion à Oskar Freysinger, mon chef.

Après avoir clairement expliqué que, dans la démarche qui va nous conduire au 18 février, je me suis totalement distancié de ma fonction de conseiller communal, Monsieur Zwahlen demande : « Ainsi, un élu d’un exécutif communal peut-il appeler à manifester contre un collègue du collège cantonal ? » Cette question est légitime.

Mardi 24 janvier, lorsque j’ai écrit le texte « Honte à vous… », je n’ai pas du tout réfléchi à cette question. J’étais outré (et le suis toujours autant), j’ai foncé. C’était le citoyen qui se rebellait contre son dirigeant et, surtout, le prof qui se rebellait contre le chef de l’école… pas le conseiller municipal, le joueur de tennis, le tocson des paris de NHL ou le chanteur des Grün Vater…D’ailleurs, jusqu’à aujourd’hui, je n’ai bénéficié d’aucun appui officiel : ni ma commune, ni mon parti, ni les diverses associations, clubs ou groupes dont je fais partie n’ont annoncé leur soutien à la manifestation du 18 février. C’est logique. Mais juste pour dire…

Or il est vrai que, comme conseiller communal, on doit garder un devoir de réserve. D’ailleurs, si on y réfléchit un peu, j’ai fait ce que je reproche, entre autressssss, à mon chef : faire fi de sa fonction politique lorsqu’on s’exprime.

J’aimerais donc ici présenter mes excuses à tous les Montheysans qui se sont sentis blessés, trahis par la prise de position d’un de leurs municipaux. Je pense plus spécialement encore aux 874 personnes qui ont voté pour moi en octobre (en fait 873, parce que, dans l’équipe, il y avait moi). A mon avis, elles sont plutôt contentes de mon coup de gueule. Si elles ont voté pour moi, c’est sûrement parce qu’elles attendaient cela de moi. Si ce n’est pas le cas, excuses redoublées. Et merci de me le faire savoir.

Voilà, voilà, oxymorons (verbe néologique : j’adore les néologismes, ça énerve les conservateurs).

Donc, sous-titre : l’assourdissant silence.

Plusieurs d’entre vous semblent attachés à l’idée d’une minute de silence, le 18 février, sur la Place du Scex. Alors, bien sûr, on la fera, si ça vous fait plaisir (bon, allez, j’avoue, ça me fait très plaisir aussi). Comme écrit dans mon précédent texte, je voulais enlever le côté triste à notre rassemblement. Mais une minute de silence peut être solennelle, pas forcément triste.

Pareil pour les deux chants que je proposais : si ça vous plait pas : dites. Le concept de notre rassemblement est bien entendu évolutif. Proposez, corrigez, faites comme vous voulez…

Quelques rappels, pour conclure :

-          Le Valais, c’est nous. C’est tellement vrai.

-          C’est dégueulasse (à force de peser ce mot, je commence à connaître son poids par cœur) que le chef de l’école valaisanne s’associe à l’affiche de l’UDC représentant Maria. C’est un devoir citoyen de l’exprimer.

-          Le lancement officiel de notre rassemblement, c’est fin de semaine avec un évènement facebook et plus, si affinités. Si vous avez des idées…



jeudi 2 février 2017

Sécurité ok.

Le 18 février, à la Place du Scex, le concept sécurité est réglé. Merci à tous ceux qui m'ont fait des propositions. Un merci tout particulier au très généreux donateur qui souhaite rester anonyme, m'a mis en contact avec la Société Securitas et a décidé de financer l'ensemble du concept sécurité. Son argument : "soutenir un acte citoyen".
J'ai assez envie de garder l'idée du compte pour faire un don aux nécessiteux en Valais... A discuter.

mercredi 1 février 2017

Le Valais, c'est nous


Je me répète, je sais, mais vos messages, votre incroyable soutien, c’est vraiment, vraiment quelque chose.
J’essaie de résumer la situation avec un système de questions/réponses :

1.    Quand ? Le 18 février à 15 h.

2.    Où ? La réponse à cette question dépend d’une décision du conseil municipal de Sion qui se réunit jeudi prochain 9 février. Donc, aucune information officielle jusqu’à cette date. Mais j’ai eu une nouvelle discussion avec la police de Sion aujourd’hui et ai demandé à ce qu’on autorise notre rassemblement sur la Place du Scex à Sion. La Planta est occupée, voire grillagée à cette date en raison de la préparation du carnaval. On ne peut pas présager de la décision de conseil municipal, mais perso, suis assez confiant. A la réception de la réponse, je crée un évènement facebook, histoire de voir si on sera vraiment plus que dix, sur la Place du Scex.


3.    Pourquoi ? Ce n’est pas très utile de répondre à cette question, puisque, si vous êtes en train de lire ce texte, si vous pensez venir à la Place du Scex le 18, vous savez pourquoi. Sinon, je vous propose de lire quelques articles de mon blog, avec en priorité celui-ci :
Ou alors, de lire l’1dex ou de regarder tous les gens tellement drôles, sincères, talentueux qui ont réagi ces derniers jours. Petit appel : tous ceux qui ont des liens d’articles, d’affiches détournées, de trucs rigolos, merci de mettre les liens en commentaire sur mon facebook et/ou sur mon blog.

4.    Qui ? Tous les Valaisans. Et pour moi, les Valaisans, ce sont : Ceux qui sont nés en Valais, ou pas. Ceux qui vivent en Valais, ou pas. Ceux qui ont un nom valaisan, ou pas. Ceux qui sont déjà venus en Valais, ou pas. Ca fait un peu plus de sept milliards de Valaisans potentiels, mais en toute objectivité, je pense qu’on sera un peu moins.

5.    Quoi ? Mardi dernier, j’ai proposé cela : « pas de slogan, pas de parti politique, pas de récupération, pas de cagoule. On fait une minute de silence pour ce Valais qu’on aime tellement, sali par des politiciens qui nous font honte. Puis on boit une. » 

Depuis j’ai un tout petit peu changé d’avis et je vous propose autre chose. Dites-moi ce que vous en pensez.
Mardi dernier, j’étais démoralisé. Depuis, je suis sur un nuage : le Valais est certes sali par certains, mais il est surtout splendide, parce que le Valais, c’est nous (évidemment, je ne me pense pas splendide, je dis ça pour vous).  Donc, pas de minute de silence, mais de la joie, de la fierté bien placée. Je propose que l’on se voie à 15 h, qu’on chante le premier couplet de « Mon beau Valais » et de l’hymne national, puis qu’on boive une. On est heureux, on n’est pas tristes.
Un des problèmes existentiels sera de trouver quelqu’un pour entonner, voire diriger, mais si on chante pas terrible, terrible, c’est pas terrible, terrible, ou bien ? Ceux qui ne connaissent pas les paroles : on n’en a rien à cirer. Ils écoutent, pis après, ils boivent une aussi (au sujet de boire une : cool si vous prenez un petit quelque chose, car il n’y aura pas de bar. Une personne m’a écrit qu’elle prenait une bouteille et six verres. De mon côté, avec ma chérie et les enfants, on pense prendre une de rouge, une de thé froid et quelques verres. Dépend combien on est, ça risque de faire un peu juste).
Evidemment, certains vont se moquer de nous, nous traiter de naïfs, de Bisounours, etc… Perso, ça me réjouit. Quand je vois qui dit cela…
Donc l’idée n’est pas de faire une manifestation contre…, c’est de faire une manifestation pour…. Pas de slogan, pas de discours, pas de parti, pas de récupération, pas de cagoule (à part pour ma collègue Ornela (private joke, pas pu m’empêcher)). On ne va pas dire que les autres sont… mais que nous, les Valaisans, nous sommes ouverts, accueillants, chaleureux, naïfs, sympas, charitables, humains… valaisans.
Mais si jamais vous avez oublié pourquoi on sera là, si vous avez un doute, je vous renvoie à la question 3.

6.    Comment ? Ben comme ça. Avec un léger bémol : on est obligés d’avoir un service de sécurité officiel (par exemple, ça peut pas être moi avec deux ou trois copains aussi bien bâtis que moi). Je n’ai jamais eu le moindre contact avec ce genre de société de sécurité, mais j’attends en commentaire ou en message privé que quelqu’un me conseille une société, voire m’aide pour cette partie de l’organisation. Ca va coûter de l’argent : je ferai un appel aux dons dès que j’aurai une estimation du coût.

Pis après :
-          Si on ne récolte pas assez d’argent, ben ma famille et moi (attention, on est nombreux), on se fera inviter à manger par des réfugiés puisque, c’est bien connu, ils sont pleins aux as.
-          Si on a trop d’argent, ben ma famille et moi, on part en vacances aux Caraïbes et on met un statut facebook pour vous remercier (en fait, vous venez de découvrir mon unique motivation à lancer cette manifestation). Ou alors, si vous n’êtes pas d’accord, on verse le solde à une organisation qui aide les personnes dans le besoin en Valais (juste pour montrer que nous, on fait quelque chose pour Maria et les autres…nous).
Voilà. Dites si ça vous convient, corrigez, proposez, améliorez, dessinez, affichez, causez et surtout, surtout, partagez. En 1980, au Wankdorf, il y avait une banderole « Avec le Rawyl, on serait 100’000 ». 37 ans après, on n’a toujours pas le Rawyl (d’ailleurs, j’en suis assez content, et il ne nous servirait pas à grand-chose, le 18). Donc, on ne sera pas 100'000… mais ce serait sympa si on était une bonne équipe.
J’y crois. Le Valais, c’est nous. Le Valais, c’est p… nous. (désolé, pas pu m’empêcher).
Yannick, Valaisan, enseignant, Monthey



vendredi 27 janvier 2017

Ca se précise

Bon alors, pour faire court : on se voit le 18 février à 15 h. J’ai essayé un texte pour expliquer ce que m’a dit la police de Sion, et ce que j’imagine pour notre rencontre, mais c’était fort, fort long et fort, fort, fort peu clair. Alors on va faire une petite vidéo avec mon beauf ce week-end. Il ne le sait pas encore. Si vous le croisez, dites-le-lui.

Nous avons fait le buzz (quand j’écris « nous », on est loin du pluriel de majesté, je pense « vous et moi »). Du coup, le Nouvelliste a publié un article que vous trouverez ci-dessous*. 

Mon collègue enseignant, chef de campagne de l’UDC, Monsieur Kevin Pellouchoud trouve ma réaction exprimée sur mon blog « disproportionnée, malhonnête et indigne du débat démocratique que l’on (ndlr l’UDC) a voulu lancer ». Je ne souhaite pas polémiquer avec ce monsieur, et ce, pour deux raisons :

-         -  En 2014, j’ai écrit une lettre ouverte à ce monsieur. Elle est sur ce blog. Il ne m’a jamais répondu.

-       -    Polémiquer avec lui est trop facile. A voir les réactions suscitées par ma démarche, à environ 98% positives, je pense qu’une discussion avec ce monsieur sur fb, à condition qu’il l’accepte, virerait assez rapidement à sa déroute. Je peine à imaginer que les plus de 697 personnes qui ont partagé mon article le trouvent malhonnête et indigne du débat démocratique. Donc : pas de polémique.


Dans cet article, on apprend de l’encre de ce même Kevin Pellouchoud qu’Oskar Freysinger n’est pas impliqué dans le choix des affiches. Je souris. Donc, le chef de l’école valaisanne n’est pas impliqué. Il ne savait pas. Ce n’est pas de sa faute. Il me semble me souvenir avoir déjà traité Monsieur Freysinger de « gentil patron triste », de « Caliméro » (enfin, ça, tellement de gens l’ont dit que ce n’était peut-être même pas moi), mais « Virenque » et « l’insu de son plein gré », c’est nouveau… c’est frais… c'est presque printanier...

Finalement, pas de souci : il n’a qu’à faire une déclaration, se distançant totalement de cette affiche, reconnaissant qu’elle est… (on lui laisse le choix de l’adjectif J) et on n’en parle plus... de cette affiche ; parce que je crois vraiment que, le 18, on pourra trouver deux ou trois autres sujets de discussion.

En parlant se distancier de ces affiches : Monsieur Voide a fait son mea culpa. Pas certain que vos plus 647 partages n’y soient pour rien. Moi, ses excuses, ça me plait bien. J’apprécie les gens qui font des erreurs et le reconnaissent.

Finalement, pas de souci : il n’a qu’à faire une déclaration, se distançant totalement de cette liste, reconnaissant qu’elle est… (on lui laisse le choix de l’adjectif J) et on n’en parle plus... de son alliance avec l’UDC ; parce que je crois vraiment que, le 18, on pourra trouver deux ou trois autres sujets de discussion.

Je reçois des mots, des messages de soutien assez incroyables de votre part. On peut vraiment faire quelque chose de bien le 18. J’ai également croisé fortuitement  deux « personnalités » à qui leur fonction interdit de prendre position. La première m’a dit : « Bravo », la seconde : « Merci, mais alors, merci ». Pour les deux, j'ai mis quelques secondes à comprendre pourquoi elles disaient cela. Puis j'ai compris.

Le Valais, c’est nous. On y croit. On rassemble. On va à Sion le 18.

A tout bientôt.

Yannick

*J'ai à peu près le niveau d'une pive en informatique. Pas réussi à joindre l'article. Je trouve de l'aide au plus tôt. Désolé.





jeudi 26 janvier 2017

Cela vaut-il la peine de discuter avec the co-président of the UDC of the Valais romand ?

Question essentielle s’il en est.

Je ne peux pas voir ce qu’il publie sur son mur facebook puisqu’il m’a bloqué, il y a de cela bientôt un an. A ce sujet :


Mais bon, j’ai quand même vu que, aujourd'hui, il attaquait ma neutralité, s’en raillait, s’enrayait peut-être aussi un tout petit peu.

La compréhension me paraissant être, chez ce monsieur, à peu près aussi aiguisée que la compassion, je me permets une minuscule explication de texte (déformation professionnelle), qui revient à une minuscule explication tout court, en plus d’être toute courte.

Donc voilà : quand j’écris : « Dans ma classe, en 25 ans d’enseignement, j’ai toujours observé la plus stricte neutralité. », cela signifie que, dans ma classe, en 25 ans d’enseignement, j’ai toujours observé la plus stricte neutralité. J’imagine que la limpidité de mon explication de texte lui suffira.

J’ajoute en commentaire que je le défie de trouver un de mes anciens élèves qui pourra prouver (ou même prétendre et étayer la moindre) que j’ai fait de la politique en classe, que j’ai transmis ou fait passer une quelconque idée politique en classe.

Par contre, en salle des maîtres, au bistro, dans le cadre privé et, depuis un an environ, public, je n’ai jamais été neutre et encore moins prétendu l’être.

Mardi, j’ai, pour moi, transgressé un tabou. J’imagine que je vais continuer dans cette voie… Enfin, on verra…

Donc voilà. Si quelqu’un peut lui faire parvenir ce texte. Pas possible pour moi.


J’ai fini. Je n’ai toujours pas de réponse à la question en titre.

mercredi 25 janvier 2017

Il se pourrait qu’on se retrouve à plus que dix...

Hier soir, j’ai écrit un article sur mon blog, puis posté un statut facebook.

22 heures après : 581 partages, 266 « like », plein de gens qui écrivent ou disent « J’y serai », des commentaires, des remerciements, des insultes, la presse qui me contacte (à 7 h demain matin, 5 minutes en direct/téléphone sur Radio Chablais)…

Donc plusieurs trucs à dire, ce soir :

Merci infiniment. Des fois, on doute un peu. Vos réactions sont un espoir pour moi, pour le Valais auquel je crois et auquel, je crois, vous croyez…

Suite : on va faire un truc le 18 février. Dès que je peux proposer quelque chose de concret, je créerai un évènement Facebook.

J’ai contacté de manière informelle la municipalité de Sion pour savoir si le rassemblement que je propose peut avoir lieu sur la Planta. J’attends donc des réponses, ou au moins une idée de réponse avant de fixer de manière définitive le lieu de ce rendez-vous.

D’ici là, je vais essayer de maintenir l’intérêt. Et pour ça, j’ai besoin de vous. On va tenter d’éviter le buzz Facebook qui dure 48 heures. On va continuer à partager, à inviter, à inciter...

 Un type que j’aime bien m’écrivait aujourd’hui en privé : « Après entre cliquer "je like" et venir se cailler les roustons à la Planta y'a un monde. »

Hier, j’y croyais un peu. Aujourd’hui, j’y crois carrément et j’ose croire que je ne suis pas le seul à y croire : on va être plus que dix à se cailler les roustons sur la Planta ou ailleurs.

On garde la date du 18. On regarde ce qu’on peut faire. On le fait.

Je ne pensais pas l’écrire un jour, mais « fier d’être valaisan ». Fier d’être du même canton que vous. Et là, un merci spécial à tous les gens hors canton, pas valaisans pour un sou, qui ont réagi aujourd’hui, qui se sentent valaisans aujourd’hui parce qu’ils ont compris que le Valais, c’est nous, c’est pas ce que certains essaient de faire croire.

P.S. J'aime beaucoup la musique : les trucs naïfs, simples, directs. Quand j'entends "Porcherie", ça me fait un bien fou. Ce soir, j'écoute "1000 Coeurs debout" de Cali : un mec qui vient à Terre des Hommes parce qu'il pense que tout le monde doit être aidé s'il en a besoin... Pas seulement certains...

P.S.2 écrire comme ça "évènement", c'est fait exprès. Je sais qu'il y en a que ça énerve.

mardi 24 janvier 2017

Honte à vous, Messieurs !

Honte à vous, Messieurs !

Honte à vous, Messieurs Freysinger et Voide. Vous avez osé publier dans le Nouvelliste du mardi 24 janvier une page publicitaire qui met en balance la misère humaine et la misère humaine, qui fait croire que la misère humaine de chez nous serait moins misérable si le Valais ne s’occupait pas de la misère humaine réfugiée. C’est sordide. C’est honteux. C’est misérable.

Honte à vous, Monsieur Freysinger. Je ne m’adresse pas ici au candidat UDC (d’ailleurs, vous l’aurez remarqué, je ne m’adresse pas non plus à la candidate UDC). En effet, depuis plusieurs années, l’UDC nous a tellement abreuvés d’affiches et de slogans hors sujet et dégueulasses (je pèse mon mot)… Celle-là n’est qu’une de plus. Non, c’est au Conseiller d’Etat, au Chef de l’Ecole valaisanne, à Celui dont dépendent tous les écoliers de notre canton que je m’adresse. Si c’est ça le message que l’école valaisanne doit transmettre, je me mets officiellement en rébellion. Dans ma classe, en 25 ans d’enseignement, j’ai toujours observé la plus stricte neutralité. C’est fini. Je n’arrive plus à rester neutre lorsque mon chef publie cela.

Honte à vous, Monsieur Voide. Vous vous dites démocrate-chrétien et vous souriez au-dessous de cette affiche (à moins que la mise en page ne soit due au hasard). Il est pour moi impossible d’imaginer que quelqu’un de votre parti puisse cautionner un message aussi dégueulasse (je pèse mon mot). Pas besoin d’argumenter : honte à vous.

Vous serez peut-être, probablement, certainement élus. Mais j’aimerais que cette campagne honteuse que vous avez lancée soit le signal d’un réveil de tous les Valaisans qui ne se reconnaissent pas dans votre politique dégueulasse (je pèse mon mot).

Je rêve (comme l’autre) qu’un jour se retrouvent à un ou plusieurs endroits du canton (je propose la Planta, mais aussi, pourquoi pas, Torgon, Brig, Martigny, Monthey, Unterbäch…) tous les Valaisans qui s’opposent à la politique honteuse que vous représentez. On sera peut-être 10 (6 selon la police J). Mais avec un peu de chance, on sera au moins une vingtaine, voire plus.

Disons le samedi 18 février, à 15 h. On se retrouve à la Planta (ou ailleurs) : pas de slogan, pas de parti politique, pas de récupération, pas de cagoule. On fait une minute de silence pour ce Valais qu’on aime tellement, sali par des politiciens qui nous font honte. Puis on boit une.

Vous serez certainement contents, Messieurs, car cela vous fera de la pub et, si on est dix, on aura l’air malins. Tant pis. J’y serai. Enfin, seulement si j’en trouve neuf pour venir avec moi.


Yannick Délitroz, enseignant, Monthey

dimanche 22 janvier 2017

Dimanche soir 😒

Dimanche soir, moral moyen… normal… j’écrirai même sain : j’adore mon boulot, mais j'ai toujours pensé que, le lundi matin où mon réveil sonne et que je me dis : « génial, c’est lundi matin, je pars au taf », je ne vais pas au taf, je vais direct consulter.

Donc dimanche soir, moral moyen… normal… Pis, à la place de penser à ma famille, à mes amis, à mes élèves, à ma vie de total privilégié, enfin, aux trucs auxquels on essaie de penser quand c’est dimanche soir, je pense à notre pays, si merveilleux, et qui est en train d’être détruit par des gens qui attisent la haine. Ils sont de plus en plus nombreux. Ils osent tout. Tout est normal. Ils gagnent les élections, ils gagnent les votations. Ils m’angoissent.

Un d’entre eux disait dernièrement, au sujet des gens de troisième génération qui pourraient être naturalisés de manière facilitée :  "On est en train de se demander si ces personnes peuvent être comme nous". Ben moi, je ne suis pas comme vous… et je ne le serai jamais. Moi, je m’indigne. C’est sûrement inutile, certainement facile, mais tant pis :

Vu aujourd'hui sur fb : des enfants réfugiés à qui Swissski (ou un truc comme ça) a offert une journée de ski. Scandale, haine, avec la palme à celui qui a écrit : « Et là, il n’y avait pas d’avalanche »

Vu aujourd'hui sur fb : demande d’aide de la part de Terre des Hommes pour des réfugiés qui crèvent de froid dans les Balkans. Commentaires : les Valaisans d’abord… les Suisses d’abord… Comme si l'un excluait l’autre. A gerber.

Balotelli se plaint que, lors d’un match à Bastia, des gens dans le public faisaient des cris de singes lorsqu’il touchait le ballon. J’ai grandi à Tourbillon. On allait voir tous les matches. Adulte, ma passion pour le FC Sion s’est estompée. Le 23 octobre 1991, je suis allé voir Sion-Feyenoord. Les Bataves jouaient avec deux ailiers noirs rastas. A chaque fois qu’ils touchaient la balle, une partie du public imitait des cris de singes. J’ai décidé que je ne retournerai plus à Tourbillon. Il n’y a pas d’autocollant « Fier d’être Valaisan » sur ma voiture. Je suis content de vivre en Valais... pas fier.


La naturalisation facilitée va être rejetée. Ca me gonfle. Vais aller bouquiner.