mercredi 31 août 2016

Fait pas bon être une femme, au PLR.


Vendredi dernier, soit un peu moins de quatre ans après que ma chère cousine Lise Delaloye a été balayée par Christian Varone lors d’une primaire PLR, ce parti a une fois de plus choisi de présenter un homme à la place d’une femme pour la course au Conseil d’Etat. Un homme pour attaquer la seule femme du Conseil d’Etat, puisqu’il semble vraiment que c’est le siège d’Esther Waeber-Kalbermatten qui est le plus chancelant.

Je ne me permettrai pas de disserter sur les mérites comparés de Marie-Claude Ecoeur et de Claude Pottier, mais je constate que, une fois de plus, c’est la femme qui a perdu au PLR. Je constate aussi que, si la stratégie du PLR réussit, la seule femme du gouvernement valaisan sera évincée. Le PLR serait-il gynophobe (joli mot, non ? Je ne sais pas s’il existe, mais je le garde) ?

Et à la commune de Monthey ? Verra-t-on la seule femme de la liste PLR entrer au Conseil communal ? Si je me souviens bien (je n’ai pas vérifié), lors des dernières élections, la femme de la liste PLR, bien que Conseillère sortante même si jamais élue au Conseil communal avait terminé en queue de liste.

De là à écrire que, si vous voulez que des femmes entrent au Conseil communal, il faut voter pour Eliane et Anne-Laurence de la liste numéro 3, il n’y a qu’un pas que je franchis. Elles sont compétentes, comme certainement l’ensemble des candidats et candidates au Conseil communal et elles se trouvent sur la liste de l’Alliance de Gauche qui a toujours fait la part belle aux femmes.


Bonne chance aux six femmes qui se présentent lors de ces élections. La seule chose certaine, c’est que le conseil ne pourra pas être moins féminin qu’il ne l’est depuis quatre ans

samedi 27 août 2016

Lancement campagne au Tattoo Bar Monthey

Petit retour en images sur le lancement de la campagne de l'ADG hier soir au Tattoo Bar. Mais que c'était sympa ce vendredi soir ! Et vous ? Si vous ne deviez vous tatouer qu'un seul mot ? Lequel choisiriez-vous ?



jeudi 25 août 2016

Entretien en bord de Vièze

Bon, fini de rigoler : place aux choses sérieuses. 
Une interview-vérité qu’on pourrait nommer L’INTERVIEW-VÉRITÉ.
Commentaires, réactions, questions bienvenus, sur facebook ou sur le blog. Merci.

Des becs



lundi 22 août 2016

Plus de 200 bonnes nouvelles

Lundi matin, tranquille, je bois mon café, tranquille et je regarde sur mon smartphone l’application d’un quotidien aussi romand qu’orange.

C’est toujours avec une certaine appréhension que j’ouvre cette application, surtout aujourd’hui :
Un cinglé s’est-il fait exploser ? Qu’a dit le président à l’entraîneur avant de le virer ? Mon patron a-t-il trouvé un nouveau job pour mon ancien chef, sans créer un poste, mais en en créant un indirectement, puis sans créer de poste, mais toujours, en tenant sa parole ? L’UDC lance-t-elle une initiative contre le port du voile dans les buanderies ?

Enfin, toutes ces questions existentielles, qui rythment notre quotidien.

Donc, lundi matin, tranquille, je bois mon café, tranquille et je regarde sur mon smartphone l’application d’un quotidien aussi romand qu’orange et je lis en titre :


Ne la sachant pas joueuse de tennis, j’en ai déduit qu’elle parlait d’un autre sujet. Et alors, je me suis dit : « Ca, c’est de la bonne nouvelle ». J’aurais facilement imaginé qu’elle en ait eu 195, voire 197, mais alors plus de 200, c’est vraiment génial.

Un lundi matin, penser à tout ce bonheur (enfin, j’espère pour eux), ça met de bonne humeur. Et comme la bonne humeur, c’est parfois contagieux, je vous la partage.


vendredi 19 août 2016

Foutage de gueule, mais léger.

Sans vouloir tirer sur des portes ouvertes ou enfoncer une ambulance, c’est difficile, aujourd’hui, de ne pas écrire un petit mot sur la dernière au chef à moi.
Donc, aujourd’hui, on apprend que l’ancien chef de service pour lequel on n’avait pas eu besoin de créer un poste à Brigue, se retrouve à Saint-Maurice parce que, du coup, on n’a pas besoin de lui créer un poste à Saint-Maurice, alors qu’à Brigue on devait lui en créer un. Si vous n’avez pas compris la phrase, je vous suggère de la relire parce que c’est difficile d’expliquer plus clairement la situation.
Ou alors, on la résume à la façon du Président de Leytron : « Foutage de gueule » absolu.

Je me fais du souci :
-         Pour les étudiants de Saint-Maurice. A ce sujet, on voit bien mon côté égoïste qui ressort. Dès que j’ai appris la nouvelle, j’ai appelé mon fils pour lui demander qui serait son prof de philo cette année, puis j’ai laissé échapper un « ouf ».
-         Pour les cinquante-cinq et quelques mille qui ont voté pour une personne il y a trois ans et qui, je l’espère, se rendent compte de ce qui se passe aujourd’hui. Oui, vous avez voté pour lui. Oui, on vous avait prévenus. Ca doit faire mal.
-         Pour le foie de quelques-uns. Je pense en particulier à un ancien chef de service et à un président de commune qui, à force de faire péter les bouchons de champagne depuis quelque temps doivent commencer à avoir des problèmes de santé.
-         Pour l’école valaisanne que j’adore. On va où, là ?
-         Pour mon canton que j’adore. On va où, là ?


Enfin, seulement si j’ai bien compris.

mercredi 17 août 2016

Pas sérieux s’abstenir

Lors d’une soirée très sympa avec des copains très sympas, une copine très sympa m’a demandé (je cite de mémoire) :
« Mais toi, Yannick, c’est du sérieux, ta candidature ? Avec toi, on sait jamais si t’es sérieux».
J’ai été un peu surpris que l’on puisse penser que ma candidature n’est pas sérieuse. Evidemment, ce que je dis ou j’écris est souvent teinté d’ironie, de deuxième degré, mais il me semble que, dans pas mal de domaines, je sais être un chouia sérieux.

Ma candidature a un objectif principal : amener des voix à l’Alliance de gauche, de manière à ce que notre Conseil Municipal soit mieux équilibré (pour rappel, aujourd’hui : 8 (HUIT) conseillers de droite pour 1 (UN) de gauche).

L’objectif secondaire est d’être élu. Je serais flatté que les électeurs de Monthey aient envie que je siège au conseil municipal. Mais si ce n’est pas le cas, je ne vais pas en faire un drame. Par exemple, ceux qui me traceront parce qu’ils trouvent important qu’une (ou deux) femme(s) siège(nt) au conseil, je les comprends. Pas de souci. Ceux qui me traceront parce qu’ils trouvent important qu’un vert siège au conseil, je les comprends, pas de souci. Ceux qui me traceront parce qu’ils trouvent important que des politiciens ayant fait leurs preuves siègent au conseil, je les comprends, pas de souci. Ceux qui me traceront parce que je leur casse les pieds (woaow, comment je surveille mon vocabulaire, depuis que je suis candidat), je les comprends, pas de souci.

L’essentiel pour moi est que les gens prennent la liste numéro 3. Parce qu’en votant ainsi, ils feront en sorte que le gouvernement de notre ville soit plus équilibré. C’est pour cela que je m’engage… Et je suis sérieux.

Premier Août à Monthey : Chapeau(x) bas au PLR


Splendide soirée du premier août sur la place rouge : un discours aussi hilarant que pertinent du maire de Châtel, une animation musicale éclectique, excellente, allant d’accordéonistes à du punk rock en passant par l’Harmonie et la chanson française de qualité, un feu d’artifice somptueux (en plus, avec David Bowie en fond sonore), à boire, à manger, la famille, les copains… Tout bien… Enfin presque…

Il y a un truc qui ne m’a pas plu et, j’en ai discuté avec quelques personnes, il semble que je ne sois pas le seul : le stand PLR. Donc, lors de la fête nationale, la fête de tous les habitants de notre pays, le PLR avait un bar fort bien placé, décoré au nom et à la couleur du parti, dans lequel on vendait à boire (je crois) et on distribuait des chapeaux à la couleur du parti.

C’est la campagne électorale, il est donc naturel qu’un parti fasse tout pour se faire remarquer. Sauf que, pour moi, la fête nationale est une occasion lors de laquelle, justement, on ne fait pas campagne. C’est la fête de tous les habitants de notre pays, pas seulement de ceux qui portent un chapeau.

Imaginons que chaque parti ait fait pareil. On se serait retrouvés pour la fête nationale, la fête de tous les habitants de notre pays, avec les chapeaux verts, les chapeaux orange, les chapeaux roses, les chapeaux noirs, chaque chapeau buvant un verre devant le bar de son chapeau : super fête nationale.

Par ailleurs, le Conseil Municipal avait décidé, selon ce que je sais, de ne pas donner de couleur politique à cette fête en n’offrant pas de place à la tribune aux divers partis de la ville. Le PLR n’en a que faire : on ne peut pas aller se montrer sur la tribune, on ira se montrer sur la place. Bof.

On pourrait me reprocher de me plaindre parce que l’Alliance de Gauche n’a pas eu la même idée (mais franchement, qui, à l’Alliance de Gauche, aurait pu avoir cette idée ?) ou n’a pas les mêmes moyens financiers que le PLR. C’est certain que l’on ne lutte pas dans la même catégorie au niveau budget ; cela doit-il avoir une influence sur l’éthique ?

Voilà. On est assez éloignés du scandale absolu, mais ça ne m’a pas plu, je l’écris.



P.S. Il semblerait que le PDC avait aussi un bar. Il était en tout cas plus discret.

jeudi 7 juillet 2016

Mon passé radical


J’ai grandi à Conthey, dans un restaurant tenu par mes parents. 

Ma maman qui a grandi en Bretagne, puis s’est exilée à New York où elle a rencontré mon papa, est décédée lorsque j’avais 10 ans. Je ne me souviens donc pas de ses idées politiques, mais il me semble que ma famille bretonne vote plutôt à gauche (en tout cas certains). 

Toute ma famille paternelle, originaire d’Ardon est radicale. Mon père ne s’est jamais engagé en politique, mais tout le monde connaît son appartenance au PLR. Ca n’empêchait pas, par exemple, la fanfare PDC de Vétroz de faire chaque année son souper annuel chez lui.  J’ai fait partie durant 24 ans de la fanfare radicale de Conthey. Ma très chère cousine, Lise Delaloye, est encore pour quelques mois présidente d’Ardon. Il était donc tout naturel que je me tourne vers le parti radical. 

Sauf que, dès que j’ai eu le droit de vote, j’ai remarqué que mes idées étaient assez éloignées de celles du parti radical. La votation la plus importante pour moi, à cette époque, fut l’abolition de l’armée en 1989. J’étais et suis encore un opposant absolu de l’armée suisse telle qu’elle existe encore aujourd’hui. Je me suis battu pour son abolition, tout en effectuant mes cours de répétition et en assumant la fonction de juge militaire. Dès lors, je n’étais plus vraiment radical. 

Mon engagement comme enseignant à Monthey en 1991 et le peu de considération que l’ex PRD montre pour les employés d’état m’ont conforté dans mes idées. J’étais donc de gauche. Depuis, j’ai régulièrement voté comme la gauche et pour des gens de gauche, même si j’avais toujours un ou deux copains PLR à ajouter au fond de la liste.

Pour les élections à la présidence de notre ville, j’ai même très régulièrement voté pour le candidat PDC et je l’ai même avoué à mon papa ! et il a même trouvé cela logique !

Au printemps 2012, mon papa est venu un jour manger chez moi à Monthey. Il m’a apporté une demande d’adhésion à ce qui était devenu le PLR. Le but était que je puisse aller soutenir ma cousine Lise lors de la primaire du PLR pour la course au Conseil d’Etat. J’ai refusé d’adhérer, expliquant que, comme mon papa le savait très bien, je n’avais rien à faire dans ce parti. Puis, quelques jours après, je me suis ravisé. Franchement, si je ne faisais pas cela pour Lise, j’aurais de la peine à me regarder dans une glace. J’ai donc adhéré au PLR, ai fait partie des quelques-uns qui n’ont pas voté pour Christian Varone lors de cette primaire. J’étais assez fier de moi, d’avoir laissé de côté mes principes pour soutenir ma cousine. J’ai par contre démissionné du PLR dès la fin de l’assemblée (et donc, avant minuit), ne souhaitant pas être membre de ce parti un jour de plus.


Puis, j’ai fait une demande d’adhésion au Parti Socialiste.

vendredi 1 juillet 2016

Ben oui, un blog...

… Pas spécialement pour faire comme tout le monde (on m’a fait cette remarque), mais pour me présenter, exposer mes idées, des fois que des gens envisageraient de voter pour moi… 

Ben oui, je serai candidat au Conseil Municipal de Monthey lors des élections du 16 octobre 2016.

Ben oui, ce blog se veut un peu décalé (je pense être un peu décalé). Mais attention, décalé ne veut pas dire pas sérieux. Même si le ton est décalé, le fond est sérieux. Mon combat politique est sérieux. Ma motivation est sérieuse. Ma candidature est sérieuse.

Ben oui, c’est certainement très égocentrique de penser que cela peut intéresser quelqu’un, mais cet égocentrisme me semble normal. A partir du moment où l’on accepte de se mettre sur une liste électorale, on assume de penser que l’on est capable d’accéder à la charge pour laquelle on se présente. Et ça, c’est assez présomptueux. J’assume. 

Ben oui, on y trouvera des articles que j’ai écrits sur facebook ces dernières années, certains qui ont été publiés par l’1dex, d’autres nouveaux, des vidéos…

Ben oui, ce serait cool si vous commentiez, réagissiez, critiquiez, posiez des questions.


Voici donc mon blog.


mardi 1 mars 2016

And The winner is... not the co-président of the UDC of the Valais of the romand.

Traduction vaudoise de ce titre (désolé pour mes amis vaudois) : t’a gagné.

Alors voilà, c’est fait, un des co-présidents de l’UDC du Valais romand m’a bloqué sur facebook. Je n’en suis pas mécontent car ça me confirme dans ce que je pensais.


Sur le mur de ce Monsieur, ça fonctionne ainsi :
Il écrit un statut genre pipi, caca, prout et ses très nombreux admirateurs le félicitent car Il est le Sauveur de notre Pays face à tous les musulmans, les juifs, les étrangers, les socialistes, les pédés qui sont, en fait, tous les mêmes.

Et puis, des fois, il y a un grain de sable, quelqu’un qui remet en doute la Parole. Je l’ai fait à plusieurs reprises, depuis deux ans. Ca a commencé avec la photo d’un monsieur qui n’a jamais été accusé de pédophilie sous laquelle était écrit « J’encule des enfants ». Le co-président de l’UDC du Valais romand trouvait cela logique de publier cela, et le fait que l’homme à qui il attribuait ces paroles fût juif, étranger et de gauche n’y était pour rien.

Il y a eu pas mal d’autres épisodes.

Et ça s’est terminé hier soir avec l’histoire suivante :

Le 12 janvier, le co-président de l’UDC du Valais romand publiait des photos de requérants dans un centre de réfugiés. Ces photos provenaient du téléphone d’une amie dont on laissait supposer qu’il avait été volé. On voyait les réfugiés, entre autres, manger une assiette de pâtes à deux et boire des boissons M-Budget dans ce qui avait l’air d’être un abri PC, boire de l’alcool et fumer, ce qui d’après le co-président de l’UDC du Valais romand ne devait pas être en accord avec le courant religieux qu’ils suivent, etc… Et le co-président de l’UDC du Valais romand promettait un deuxième épisode bien plus savoureux.
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…et des commentaires assez incroyables.

Aux quelques personnes qui faisaient remarquer que la vie montrée sur ces photos n’avait pas grand-chose d’idyllique, que ces réfugiés avaient assez l’air érythréens, donc peut-être chrétiens, que le fait de fumer ne semblait pas trop interdit par les religions, le co-président de l’UDC du Valais romand répondait : « vous verrez dans le deuxième épisode. »
J’imagine que le co-président de l’UDC du Valais romand comptait sur le fait que les personnes qui le suivent aient une mémoire reptilienne pour ne pas se souvenir du promis deuxième épisode.

Le 14 janvier, je lui disais en mp mon impatience de voir le deuxième épisode, ce à quoi il m’a répondu : « Il viendra.... Quand j'aurais trouvé comment flouter proprement les visages sur une vidéo....».

Hier soir, je voulais lui poser une question sur une métaphore de cercles concentriques qu’il a utilisée hier dans un commentaire et que je n’ai pas comprise. J’ai donc décidé de lui envoyer un mp. Le voici : « Je voulais vous écrire un message et je suis retombé sur la discussion ci-dessus. Elle date du 14 janvier. Ça me fait rire les gens qui promettent des trucs puis... Nada. Pas vous ? » Il m’a répondu : « T'a gagné :)»  et m’a bloqué. (petite parenthèse : ce Monsieur a pris l’habitude de me tutoyer, ce qui ne me gêne pas, sauf que, moi, je le vousoie, car petit, quand je gardais les vaches, ce n’était pas avec lui).

C’est, je crois, la première personne qui me bloque sur fb. Quelques autres, pour autant que je sache, tous membres du même parti, m’ont viré de leurs amis, dont un, si j’ai bien compris, parce que je refusais de me moquer de son orthographe.

Tout ça pour dire que, si vous voulez pouvoir profiter de la prose du co-président de l’UDC du Valais romand, ne le contredisez pas, ne l’embêtez pas, ne lui demandez pas d’explication, de justification. Insultez les socialopettes, les pédés, les bisounours (sauf que, faire ça, c’est vraiment pas cool), les étrangers, les musulmans, rajoutez-en une ou deux sur les profs, les fonctionnaires, les étudiants.  Expliquez que, de toute façon, c’est tous les mêmes. Ajoutez quelques menaces de mort, on vous acceptera. Peut-être même que vous aurez droit à un « j’aime ».

Voilà. J’ai gagné. Pis c’est tout. Mais je continuerai à être le minuscule grain de sable. C’est important de lutter contre l’obscurantisme qui progresse en ça par chez nous. Ce n’est pas une phrase pour faire joli. C’est vrai.

Pis quand même bons vents au co-président de l’UDC du Valais romand.



lundi 14 décembre 2015

Question pour un montheysan

Comme écrit pour l'autre émission : trop fier que le Bout... rions en ait fait un montage.
Pis bon, cette fois, c'était facile de répondre à la question : ils m'avaient posé la même à Télé la Question (voir plus loin).

mercredi 20 août 2014

Brice de Nice



Brice de Nice, idéologue de l’UDC ?

Dans une scène mythique (après 11 minutes 30 de film), Brice de Nice décide de qui a le droit d’entrer à sa Yellow Night. « Toi, oui, toi oui, toi, non, toi oui…toi, dégage pour voir… ».
Une des dernières idées de l’UDC me fait furieusement penser à cette scène : on choisit les réfugiés selon leur religion : « Toi, oui, toi oui, toi, non, toi oui…toi, dégage pour voir… ».

On découvre le concept de « bon » réfugié pour la Suisse : le Chrétien d’Irak qui aurait, du coup, une culture commune avec nous (on croit rêver), par opposition au « mauvais » réfugié, dont la religion n’est pas expressément nommée.

Ce qui se passe en Irak aujourd’hui avec les Chrétiens, mais aussi avec les Yazidis… est une horreur. Tout comme des horreurs se déroulent quotidiennement au Soudan, en RDC, à Gaza ou ailleurs. Mais les Chrétiens d’Irak, dans leur horrible malheur, ont la chance d’être soutenus par l’UDC suisse. Par contre, au Soudan ou ailleurs, les gens peuvent crever, on ne va rien faire pour eux. Ils n’avaient qu’à naître chrétiens.

Heureusement pour eux, aujourd’hui, les Chrétiens d’Irak sont vraiment défendus par des musulmans du nord de leur pays qui leur ont vraiment donné refuge et se battent vraiment contre leurs oppresseurs. Oui, vraiment, des musulmans kurdes qui aident vraiment Chrétiens et Yazidis.

J’espère pour ces musulmans kurdes que la situation ne va pas les obliger, un jour, à demander asile chez nous : si l’on suit l’UDC, ils auront juste droit à un « dégage, pour voir ».

Brice me fait sourire. L’UDC pas.


PS. Je précise que je n’ai pas fait de recherche par rapport à tout ce que j’ai écrit ci-dessus. C’est juste un coup de gueule, un ressenti. Il est fort probable qu’on trouve dans ce texte quelques erreurs politiques ou géostratégiques.

jeudi 3 avril 2014

Lettre ouverte à un étudiant de la HEP, Président de l’UDC Entremont


Cher Monsieur Pellouchoud,

En vous lisant dans « Le Nouvelliste » du 3 avril, je ne peux m’empêcher de réagir tant vos propos m’interpellent. Ne comprenant pas toujours ce que vous avez voulu exprimer, je me permets quelques questions :

-         En quoi l’ultra-féminisation de l’école est-elle voulue ? Par qui est-elle voulue ?

-         Vous, le peu d’hommes présents dans le milieu (des étudiants HEP), vous avez des griefs à l’égard de la formation. Vos collègues du sexe féminin n’en ont-elles pas ? Ou alors, leur opinion a si peu de valeur qu’on n’en parle pas ?

-         Cette formation que vous critiquez et qui, selon vous, fait fuir un grand nombre d’hommes ne ferait donc pas fuir les femmes. Sont-elles à ce point stupides pour suivre une formation aussi déconnectée des réalités du terrain ? Les hommes sont-ils les seuls à voir clair ?

-         Je suis impressionné par l’intelligence absolue des jeunes hommes de notre canton qui, avant d’avoir suivi une seule seconde de la HEP, se désintéressent de cette formation, devinant qu’elle sera trop académique et théorique. Les femmes sont-elles incapables de la même analyse a priori ?

Quant à votre dernier couplet sur la vocation, il m’a fait imaginer une parabole :

A 20 ans, je voulais devenir financier, étudier en HEC, puis travailler dans une grande banque. C’était ma vocation. Malheureusement, l’appât du gain m’a fait changer de voie. J’ai été séduit par les salaires mirobolants, les fabuleuses perspectives d’avancement de la profession d’enseignant. Aujourd’hui, ma fortune est faite.
Je vais certainement créer un mouvement auquel j’imagine que vous allez adhérer : les enseignants-bénévoles. Nous allons travailler par passion, par amour, parfois par foi. Nous aiderons ainsi notre Conseiller d’Etat à aller mieux (il se plaint que sa vie est un enfer) puisqu’il fera des économies. Et nous refuserons tous ces sales PLR qui ne pensent qu’à l’argent, depuis qu’ils ont perdu leur siège au Conseil d’Etat.

Yannick Délitroz, Monthey

P.S. Les extraits en italique sont copiés dans l’article de Monsieur Pellouchoud.


mercredi 12 février 2014

mercredi 5 juin 2013

Mon gentil patron triste


  1. Cher Monsieur Freysinger,
    A chacun sa culture, et on dit la vôtre très étendue. De mon côté, je n’ai jamais rien compris, entre autres, à Kant ou à Hegel, mais je connais un peu Gérard Lenormand.
    Votre article dans Le Nouvelliste du 27 mai 2013 m’a fait spontanément penser à une chanson interprétée par cet artiste. J’ai juste remplacé «dauphin» par «patron», puisque vous êtes le chef du département dans lequel je suis un employé.
    Vous vous plaignez des «médias qui sont devenus, tout en un, tribunal, échafaud et pilori», et pour vous justifier, vous énoncez des exemples. Cela m’amène quelques commentaires. Je tiens à préciser que je ne vous connais que très mal, n’ayant jamais lu aucun de vos livres et n’ayant, de mémoire, jamais suivi un débat au cours duquel vous vous exprimiez.
    Le rapport que vous faites entre médias et décideurs me semble laisser de côté un point central : les médias font les décideurs. Certains personnages politiques l’ont bien compris et sont omniprésents dans les médias. Du coup, tout le monde les connaît et leurs chances d’être élus sont décuplées. Si vous ne voyez pas de qui je veux parler, j’ai des noms (et en tout cas un) à vous proposer.
    Les médias ont montré une photo de vous avec un drapeau, une interview de vous parlant des enfants sans-papiers, ont fait un article sur vous invitant versus 13 à l’apéro, ont relayé une statistique criminelle que vous avez donnée, vous laissent une place dans la Tribune des Politiques. Quel est leur tort ? Où est la manipulation ? Devraient-ils taire tout ce que vous dites ou faites ?
    Quant à l’interprétation de ces divers faits, je pense que quiconque a vu votre drapeau, a entendu vos déclarations sur les enfants sans-papiers, a lu la charte versus 13, n’a pas besoin des médias pour se faire une opinion. Tout le monde a compris que vous êtes gentil comme un dauphin et que les requins du système politico-économico-médiatique actuel veulent vous démolir, vous, mon gentil patron triste.
    Dans le même journal du même jour, Jean-Yves Gabbud vous cite, expliquant la méthode de communication de l’UDC : «La polémique ? C’est le moyen qu’on a utilisé pour qu’on parle de nous. Tu donnes l’illusion au journaliste que t’as dérapé et hop, il parle de toi et t’as gagné.» Etonnant pour quelqu’un qui critique le système politico-économico-médiatique, qui utilise les termes « manipulation », « malveillance »… A moins que vous n’ayez jamais dit cela et qu’il s’agisse à nouveau d’un mensonge journalistique.
    Je terminerai avec une citation d’un auteur contemporain que je fais mienne : «Que les vrais démocrates de ce pays soient rassurés : je résisterai»… et j’espère bien ne pas être le seul.

jeudi 20 septembre 2012

Marre des bobards de l'Entente (2)

Ceux qui ont lu mon précédent mot l'ont certainement compris : j'ai une dent contre l'Entente pour Monthey, son bulletin de (dés)information et la manière incroyablement partisane de présenter le travail de ses élus par opposition à la léthargie du reste de la classe politique montheysanne.

Permettez-moi de revenir sur un sujet qui me tient particulièrement à coeur et qui connaît depuis peu un petit rebondissement : Les Horodateurs du Parking du Reposieux.
En décembre 2011, Monsieur le Conseiller Municipal Guy Rouiller, chef du dicastère de la Police, est venu nous présenter un système « à l'essai » jusqu'au 30 juin 2012. Un bilan serait alors fait. Il s'agit d'un horodateur commercialisé par Monsieur Christian Multone. Il nous est mis gracieusement à disposition pour la période d'essai. Nous n'avons qu'à le déposer derrière notre pare-brise. En l'enclenchant, un écran CO Monthey, 30 juin 2012 apparaît. Cela ne nous coûte rien. 
Lors de cette réunion, nous avons fait remarquer à Monsieur Guy Rouiller qu'un macaron engendrerait un coût plus faible et serait beaucoup plus pratique. Monsieur Guy Rouiller nous a dit que le coût était à peu près identique* et qu'un macaron était facile à falsifier.
Durant la période d'essai, plusieurs enseignants dont je fais partie ont oublié de placer leur horodateur derrière leur pare-brise ou ont effectué une erreur de paramétrage. A chaque fois, les fautifs ont été verbalisés et ont dû payer 40.-
J'ai écrit à deux reprises à Monsieur Guy Rouiller pour lui faire part de quelques réflexions et questions. Ce magistrat, au service des citoyens n'a jamais daigné me répondre ou simplement me faire savoir qu'il avait reçu mon courrier.
Au mois de juin, aucun bilan n'a été tiré. 
Depuis la rentrée d'août, la plupart des enseignants ont dû changer la pile de leur horodateur et continuent à le placer derrière leur pare-brise avec la mention CO Monthey, 30 juin 2012 . Une enseignante, trouvant que, cette fois, le ridicule était dépassé, continue à mettre son horodateur derrière son pare-brise, mais n'a pas changé la pile. Elle a, cette semaine, reçu deux amendes. Elle a questionné son directeur qui lui a répondu de changer la pile. Des policiers qu'elle a rencontrés devant le cycle lui ont dit que cela ne les regardait pas.
Nous avons donc là un élu d'un parti qui incite des gens à utiliser un objet commercialisé par un autre élu de son parti. Pour justifier ce choix, il avance des arguments économiques (sic). Il dit qu'un bilan sera tiré en juin mais ne fait rien. Il ne répond pas aux courriers qui lui sont adressés. Il laisse cette situation stupidissime perdurer. Et son parti (ou un de ses partis, j'ai de la peine à suivre) abreuve la population de messages montrant quelle belle ville et quelle belle vie nous aurions, si nous laissions ces gens-là nous diriger.
Marre des Bobards de l'Entente !


* Pour info, en cas de perte ou de détérioration, le remplacement de l'horodateur engendre un coût de 300.-. Et Monsieur Guy Rouiller nous dit qu'un macaron coûterait à peu près autant qu'un horodateur…

mardi 18 septembre 2012

Marre des bobards de l'Entente (1)



Un article que j’avais écrit en septembre 2012. Je l’avais envoyé au PDC, au PLR et à la Gauche Plurielle. Le PLR l’avait publié sur son site. J’y cite des annexes. Si cela intéresse quelqu’un, elles sont évidemment à disposition.

En préambule, je tiens à préciser que je suis citoyen montheysan, affilié à aucun parti politique, mais observateur intéressé de la politique de notre commune. Je suis enseignant au cycle d'orientation.

J'ai reçu aujourd'hui le numéro 19 du « Bulletin d'information de l'ENTENTE POUR 
MONTHEY » et j'ai été une fois de plus choqué par ce que j'y ai lu. Cette publication est digne de certains opuscules religieux qui nous présentent le Paradis et l'Enfer sur Terre. Le message est simple, voire simpliste. Si nous votons pour les Bons, Gentils de l'EPM, nous vivrons dans une ville idéale. Si nous continuons à faire confiance aux Méchants, Incompétents (tous les autres), nous continuerons à habiter cette cité où rien ne va.

On connaît l'efficacité de ce message qui permet l'EPM d'élire ses candidats depuis 1996.

Je me permets donc de présenter ici en quelques exemples et réflexions les rapports entre un citoyen de Monthey et l'EPM.

– En 2008, j'ai écrit à l'EPM via leur site, pour m'indigner d'erreurs et de mensonges avérés 
glanés au gré de la lecture du numéro 15 de leur Bulletin d'Information (celui qui disparaît 
durant quatre ans et qui inonde nos boites à lettres juste avant les élections communales). Je n'ai jamais reçu d'attestation de réception ou de réponse (annexe 1).

– En décembre 2011, les deux élus de l'EPM au Conseil Municipal sont venus au Cycle 
d'Orientation pour présenter à l'ensemble du corps professoral un concept pour le parking 
« à l'essai ». Monsieur Guy Rouiller, Conseiller Municipal en charge de la Police a expliqué que chaque enseignant allait recevoir un horodateur individuel commercialisé par la société de Monsieur Christian Multone et qu'un bilan serait fait en juin 2012. Pour ma part, j'ai oublié deux fois de déposer cet objet sur mon pare­brise. J'ai payé deux fois une amende de 40 francs que je n'ai jamais contestées. J'ai par contre écrit deux fois à Monsieur Guy Rouiller pour lui expliquer mon point de vue. Je n'ai jamais reçu d'attestation de réception ou de réponse, alors même qu'une question était posée (annexes 2 et 3). 

- A ce jour (18 septembre 2012), aucun bilan n'a été fait. Les enseignants continuent à déposer derrière leur pare­brise cet objet imposé par Monsieur Guy Rouiller et commercialisé par Monsieur Christian Multone avec une date figée au 30 juin 2012 et à changer périodiquement la pile.

– Dans le Bulletin d'Information de l'EPM pour Monthey reçu aujourd'hui, un grand article en page 5 parle de la Sécurité à Monthey. Poser la question : « Qui est le Conseiller Municipal responsable de la Sécurité ? », c'est y répondre.

- Dans les Bulletins d'Information de l'EPM 18 et 19, trois lettres n'apparaissent jamais : UDC

L'EPM aurait-­elle honte ? Pour ma part, je ne vois aucun problème à ce qu'un parti s'allie à 
l'UDC au point de faire liste commune, mais pourquoi ne jamais le mentionner ? 

On lit en page 3 : l'Entente pour Monthey : à droite, au centre et à gauche ! Sans s'étendre sur le fait que l'argument de cet article pour dire que l'Entente est de gauche est inepte, il doit être intéressant pour des membres de l'UDC de savoir qu'en votant pour l'Entente, ils voteront pour un parti de gauche. 

De même, il doit être rassurant, pour les certainement très nombreux membres de l'Entente qui ont une sensibilité de gauche, de savoir qu'ils éliront des UDC.

Voilà. C'est tout.