Salut. Une vidéo sérieuse (comme quoi, c'est possible), pour expliquer un peu mon job à la commune. C'est légèrement long, mais c'est surtout destiné aux nombreuses personnes (deux, peut-être trois), qui trouvent que je ferais mieux de bosser à la commune, plutôt que de...
dimanche 16 avril 2017
dimanche 12 mars 2017
Enfin, moi, ce serait plutôt vieux punk...
... parce que je suis pas très chien, à part l'ami de Mickey cité en titre :)
Hey, j’aimerais juste faire un appel du pied à tous les vieux anars et tous les punks à chien. Cela représente,
selon mes calculs, environ 180’000 personnes en Valais. Pour arriver à ce
chiffre, j’ai soustrait les 30'857 personnes qui ont voté pour Monsieur
Freysinger au premier tour aux 213'851 électeurs inscrits en Valais.
En effet, ceux qui ne votent pas pour ce monsieur sont
considérés par l’UDC (ou en tout cas par un de ses membres qui m’a décerné le diplôme
ci-dessous, mais il s’exprime au nom du parti) comme un vieil anar ou un punk à
chien. J’aimerais bien que ces 180'000 personnes (j’imagine que l’on peut
grosso modo considérer qu’il y a en Valais 90'000 vieux anars et 90'000 punks à
chien - je laisse à chacun juger de quel groupe il fait partie) manifeste
sa joie d’appartenir à l’un de ces deux groupes en votant la semaine prochaine. Je pense sérieusement qu’il
y a possibilité de réussir à avoir un bon gouvernement dans notre canton.
Chez les Délitr, en tout cas, il y en a un qui a fait son
choix. Habillé aujourd’hui avec un t-shirt des Ramones et une jaquette Pat
Patrouille, il chante : « je suis un punk à chien ». Bon, il a
trois ans…
Voilà, c’est tout.
P.S. une bonne pour terminer : il y a une vidéo qui
tourne sur fb avec au moins 5 vues (je l’ai regardée 5 fois pour être sûr de
bien comprendre), qui affirme que la manif du 18 février a été financée par le
Foraus. Je sais que ça doit pas mal embêter la pauvre personne qui a fait cette
vidéo, mais la manif n’a été financée par personne, puisque totalement
gratuite. Le seul financement, pour la sécurité, a été amené par un donateur valaisan que je ne connais pas personnellement, mais à qui je vais m’empresser de
demander s’il fait partie du Foraus. Je pense qu’il va rigoler. Ah oui, il y
avait aussi des bouteilles et du fromage. Je me renseigne également sur
l’appartenance du généreux monsieur au Foraus.
P.S.2 (Allez, j’avoue, deux P.S., ça me plait bien) :
on va mettre une au frais pour dimanche prochain. Mais si on se retrouve avec
trois PDC et les deux autres sortants, ben on la laissera au frais pour une
autre occase.
Le Valais, c’est nous. C’est de plus en plus nous. Ce serait
cool que ça dure…
mercredi 1 mars 2017
Des comptes
Bonjour à tous,
Dix jours après notre rassemblement, je souhaitais vous
tenir un peu au courant…
-
Plein de messages positifs, publics, privés,
électroniques, oraux ou écrits, des photos, des dessins. Je ne réponds pas
souvent, mais merci encore et encore…
-
Des critiques, insultes, souvent anonymes qui me
laissent de marbre ou me font marrer. Il y a pas mal de temps que j’ai décidé de
ne pas y répondre. Dernièrement, un souhait que je périsse dans un attentat
terroriste. Je dois dire que, quand la haine va jusque là, ça fait un peu souci,
mais bon, il faut prendre cela d’où ça vient…
-
Beaucoup de demandes sur la suite à donner à ce
rassemblement : pas de suite directe prévue de ma part, mais si des
propositions…
-
Vais fermer le compte bancaire 18 février
et verser le quart de 3'260.-, soit 815.- chacune à quatre associations qui
aident les personnes en difficultés chez nous. Ce sont des associations que je
ne connais pas (ou peu). J’ai juste écouté des propositions que vous avez
faites. Bien sûr, il aurait pu y en avoir d’autres, mais on va faire comme ça.
Il s’agit de « Chez Paou », « L’Association Le Relais, repas
communautaires », « Coup de Pouce pour un Coup de Cœur » et « Le
Geste Solidaire ». Pour la clarté de la gestion de vos dons, je tiendrai à
votre disposition le relevé complet de ce compte éphémère et je m’engage à ne
pas déclarer ces dons dans ma déclaration d’impôts 2017. J’ai fait là quelque
chose que l’on reproche aux socialistes : dilapider de l’argent qui n’est
pas le leur. Ben franchement, j’ai adoré ça.
Voilà, voilà. Je pense vraiment qu’on a fait un truc pas
mal, le 18 février. Merci. Au plaisir. Des becs.
Yannick
mercredi 22 février 2017
Valais Merci
Ceci est un texte de remerciements
Donc merci aux plus de dix
Valaisans qui sont venus samedi sur la Place du Scex. C’était un truc tout con,
complètement improbable, mais ça a touché les Valaisans bien au-delà de ce
qu’on pouvait imaginer. Franchement, le sourire des Valaisans samedi, c’était
vraiment, vraiment, vraiment quelque chose. On n’a pas changé le monde samedi,
mais ça nous a fait du bien. Et rien que pour ça, ça valait p.. la peine. Regardez
les photos sur facebook, la vidéo en direct qui a plus de 20'000 vues, regardez
ces Valaisans de partout : tant jolis. La photo que je mettrais en
évidence dans cet article n’est peut-être pas la plus représentative des
Valaisans présents samedi, mais pour moi, elle veut tout dire. Et vraiment,
comme les Valaisans de cette photo, j’ai envie de dire : Valais Merci.
(Désolé, après 47 minutes de tentatives infructueuses, je n'ai pas réussi à mettre une meilleure photo , juste parce que je suis une pive en informatique).
Quelques remerciements particuliers.
Je ne veux pas mettre en exergue, certains, plutôt que d’autres, car tous les
Valaisans présents, ainsi que ceux qui nous ont soutenus sans être là méritent
des remerciements sincères et chaleureux. Mais quand même, merci :
-
Au Valaisan qui a financé la sécurité : la
classe.
-
Au Valaisan qui a offert 50 bouteilles de vin et
du fromage. Merci pour son soutien inconditionnel. Pas encore eu l’occasion de
faire sa connaissance, mais me réjouis de boire une avec lui un de ces jours.
-
A mon très cher ami valaisan qui a amené ces
victuailles, s’est occupé de l’organisation improvisée et du nettoyage, pendant
que je faisais le malin devant les journalistes.
-
Aux Valaisans qui sont venus avec le pain de
seigle, le jus d’oranges frais et la table. « Voilà, juste comme ça, on le
fait. »
-
A la Valaisanne qui s’est
dit : « Et si on amenait une caisse que je ferais décorer par
mon gamin valaisan, pis les Valaisans qui voudraient donneraient de l’argent,
pis on filerait cet argent à des associations qui aident les Valaisans dans le
besoin ?» Elle l’a fait : 2858 francs récoltés.
-
Aux Valaisans qui continuent à verser des dons
sur le compte
CH67 8061 1000
0110 9895 2.
Aujourd’hui, on a dépassé les 3000 francs. Je vais vider ce
compte en fin de semaine, soit pour aller payer des Suzes, soit pour faire des
dons à ces associations. Je verrai encore.
-
A tous ces Valaisans qui m’ont écrit des cartes,
laissé des messages tellement, tellement touchants et à qui je n’ai pas
répondu.
-
Au Valaisan qui s’est pointé vers moi samedi,
alors que presque tout le monde était parti. Il m’a donné un fromage et m’a
dit : « Tu trouveras bien deux ou trois copains pour faire une
raclette… » Je l’ai remercié et lui ai demandé qui il était. « Ça, ça
n’a pas d’importance », il a dit… et il est parti.
-
A la Valaisanne qui m’a offert une rose.
-
Au Valaisan qui avait pris un drapeau… valaisan
-
Au Valaisan qui a filmé en direct sur facebook,
posté dans un appartement où une famille valaisanne l’avait fort gentiment
invité.
https://www.facebook.com/yannick.delitroz/videos/1466557843377222
-
Aux journalistes valaisans qui ont vraiment
relayé notre manifestation avec bienveillance.
-
Au Valaisan qui a fait une chronique sur cette
radio valaisanne. C’est moyen de n’avoir cité que les politiciens de gauche
présents. Il aurait dû venir voir de ses propres yeux, mais bon, perso, je le
trouve tellement rigolo…
-
Aux gens d’un parti qui a trouvé cette
manifestation tellement insignifiante. Du coup, ils ne sont pas venus. Merci.
-
A tous les Valaisans, présents ou pas, que
j’oublie de remercier.
Une anecdote, pour terminer.
Beaucoup de Valaisans sont venus me saluer samedi. C’était trop cool, trop
touchant. A un moment, une petite Valaisanne est venue avec son mari, ses
filles et son gendre, si je me rappelle bien. Elle m’a dit un truc du
genre : « Merci beaucoup pour ce que vous faites. Je m’appelle
Gabrielle Nanchen ». Vous avez vu, samedi, j’ai pas souvent fait le malin,
j’étais pas mal ému. Mais lorsque cette Valaisanne est venue me dire cela, j’ai
cru que mes jambes allaient me lâcher. Le Che a pas pu venir parce qu’il avait
un conseil d’administration, De Gaulle et Gorbatchev soutenaient une gay pride
à quelque part, je crois, mais Gabrielle Nanchen était là. L’immense petite
Valaisanne que je regardais s’opposer à Guy Fontanet à Table Ouverte quand
j’étais gamin me disait cela. Ben ça fait tout drôle. De la part de tous les
Valaisans : merci madame pour tout ce que vous avez fait et merci pour ce
que vous faites aujourd’hui, en particulier, être venue samedi à la Place du
Scex pour dire :
Le Valais, c’est nous.
samedi 18 février 2017
H - 4,5
C’est tout à l’heure, à la Place du Scex.
On me dit que certaines personnes seront présentes à notre
rassemblement pour, par exemple, faire du bruit durant la minute de silence.
Perso, ça ne me touche pas du tout. Ce qui est important, dans une minute de
silence, ce n’est pas le silence, par ailleurs tout relatif, en pleine ville de
Sion, un samedi à 15 h. Ce qui est important, ce sont les gens qui seront
présents, qui la respectent, cette minute de silence. S’il y a des hurlements,
qu’est-ce que ça va changer pour nous ? Que dalle. Alors laissons-les
faire, si ça les rend heureux.
Le point primordial sera de ne pas réagir, si des personnes
viennent déranger notre rencontre. Ne pas se mettre à leur niveau.
J’ai aussi entendu dire (mais je n’ai pas retrouvé le
texte), qu’un candidat UDC au Grand Conseil sera présent. Je ne suis pas sûr,
mais je pense que c’est un excellent signe. Il montre par là qu’il trouve
également l’affiche dégueulasse et qu’il pense, comme nous, qu’on ne peut plus
accepter ce genre de choses en Valais. Pour moi, en tout cas, c’est le message
véhiculé par la présence de chacun, même la sienne.
A tout soudain. Le Valais, c’est nous.
vendredi 17 février 2017
H moins seize
Ca va être un truc tout simple, tout bien.
Rendez-vous tout à l’heure, pour montrer que, quand la
politique devient dégueulasse, on réagit, que,
quand on cherche à enfermer le
Valais, on réagit, que le Valais, c’est beau, que le Valais, c’est ouvert,
que
le Valais, c’est nous.
Cool si un prof de chant ou un directeur de chorale, ou
quelqu’un qui connait les chansons se met en
hauteur à 15 h 01 pour diriger les
deux chants. Sinon, on a des chances de faire le buzz total dans la
catégorie
cacophonie. Bon, ce serait sympa aussi.
A toutes et à tous : à toute !
jeudi 16 février 2017
Gi - 2
Salut les Valaisans. En fait, salut
les gens,
Quelques news, comme ça, en
passant :
Beaucoup de messages tellement
clairement incroyablement sympas. Merci. J’ai souvent la larme facile. Ces
jours, elle est très facile.
Quelques
trucs moins sympas, comme celui-ci, reçu alors que je buvais l’apéro avec des
copains sympas : « Vous
méritez d être vider de l enseignement. Salutations. »
Un des copains sympas m’a dit :
« tu devrais répondre que c’est son prof de français qui mériterait d’être
viré », mais me suis abstenu.
Certains (en fait, certaines, mais il semble
que, malheureusement, depuis quelque 46 funestes années, elles ont presque les
mêmes droits que NOUS) m’ont demandé s’ils (je vais quand même pas écrire si
elles !) pouvaient venir avec des banderoles… Ce n’est pas mon
rassemblement. C’est le nôtre. Chacun fait, fait, fait, ce qui lui plait,
plait, plait (j’aurais préféré vous sortir une citation de Ferré, mais je
connais mieux Chagrin d’Amour. A chacun sa culture).
Une personne me propose d’amener un coffre
samedi, et que chacun y dépose un franc symbolique. Avec ces francs, on ferait
des dons à des associations qui aident Maria et les autres gens de par ici dans
le besoin (voir l’article J moins 3). J’imagine que, comme moi, cette personne
ne cherche qu’à financer ses vacances familiales, mais j’ai trouvé l’idée cool.
J’ai même pensé à une variante dans laquelle
chacun déposerait une pièce, de quelque valeur que ce soit (ou un billet,
soyons fous). A la fin, on compterait le nombre de pièces et on pourrait
communiquer le nombre à la police et aux organisateurs (LOL. J’adore le pluriel
de majesté). Comme ça, pour la première fois dans l’histoire des manifestations,
le chiffre de la police et celui des organisateurs concorderaient. Elle est pas
belle, la vie ?
Bon, pour que ça marche, il faudrait vraiment
que chacun dépose une pièce… et une seule. Redites ce que vous en pensez…(1)
A ce sujet : beaucoup de gens qui
viendront samedi ne sont pas sur facebook ou ne lisent pas mon blog.
Transmettez-leur ces idées, genre l’histoire du coffre, comme ça, on sera tous
au courant et on pourra se promener sur la Place du Scex en demandant aux
gens : « Tu sais pas où il est, le coffre ? » Pis on
nous répondra : « Sais pas, mais bois une avec nous ».
Un dernier sujet moins rigolo :
Ai rencontré un prof. Il m’a dit un truc
du genre : « Je ne viens pas samedi, parce que j’ai peur ».
Je ne commente pas cette discussion.
Eh ! Ce serait bien si on était
nombreux, mais alors vraiment nombreux. Si vous rencontrez votre grand-oncle ou
quelqu’un d’autre demain, demandez-lui ce qu’il fait samedi, voire proposez-lui
de nous rejoindre.
Le Valais, c’est nous. C’est p.. nous.
Selon les estimations en notre possession
(j’adore le pluriel de majesté), on pourrait même être plus que les étoiles sur
le drapeau.,, valaisan. Youhouhou !!!!!!!!!!!!!
(1) Si, comme
moi, vous trouvez cette idée fort intéressante, tapez (1) ou autre chose sur votre clavier.
mercredi 15 février 2017
J moins 3
Bon, ben là, on s’approche
vraiment.
Quelques rappels, remarques,
pensées philosophiques (je déconne), réponses à des questions…
Donc, on se voit samedi, avant 15
h, sur la Place du Scex, à Sion. Pas de slogan, pas de discours, pas de
banderole, pas de récupération politique, juste des humains (et au moins un
chien annoncé, je crois)… des Valaisans, au sens extrêmement, extrêmement large
du terme. Compte à rebours, 15 h, minute de silence, Mon Beau Valais, l’Hymne
national, pis on boit une, on bouge, on discute, on se rencontre : « Vois-tu,
t’es venu aussi ! ». Pensez à prendre des verres, un tire-bouchon,
une table pliante, pour ceux qui en ont une. Un généreux donateur nous offre 50
bouteilles et du fromage. D’autres généreuses personnes viennent avec du pain
de seigle artisanal. C’est super sympa (je ne souhaitais pas piquer ici une
citation bien connue d’un philosophe romand bien connu, mais c’est la meilleure
phrase qui me soit venue). Pis vers 17 h, on va voir ailleurs.
Discutez-en autour de vous. Convainquez
ceux qui se disent qu’ils iront peut-être skier ou ont des courses à faire. Expliquez
à ceux qui critiquent mais ne font jamais rien que samedi, il y a la
possibilité de faire quelque chose. Pis si on est un bon paquet, ben je crois sincèrement
qu’on aura fait avancer les choses. On n’aura pas changé le monde, mais on aura
fait quelque chose (j’imagine déjà les spécialistes en analyse stylistique qui commentent dans "le matin online" compter
le nombre de fois où le mot « chose(s) » est présent dans les
dernières phrases et en déduire que je n’ai rien à faire dans l’enseignement du
français). C’est naïf de croire qu’on va faire changer les choses ?
Evidemment. C’est ça que c’est beau, non ?
Certains se demandent s’il y a un
danger qu’il y ait de la violence. Je peux difficilement l’imaginer. Peut-être
que quelques personnes seront présentes pour se moquer de nous, faire du bruit
pendant la minute de silence, siffler… pas d’importance… si ça leur apporte du
bonheur… Mais je ne crois pas à des risques de violence. Et je suis certain
que, si provocations il y a, nous n’y répondrons pas. Ce serait faire trop d’honneur
à ceux qui nous provoquent.
De toute façon, il y a un service
de sécurité. Nous, par exemple, y allons avec nos enfants.
Je saute du chapon au baudet :
je n’ai répondu à quasi aucun message reçu de votre part. Désolé, mais j’ai eu
un emploi du temps un chouia chargé (en fait, comme écrit lundi, j’ai pas
touché terre). Il y a eu beaucoup d’encouragements, des critiques intéressantes
aussi, des insultes… Sur ce dernier point, j’oserai juste une digression :
ça ne me touche pas le moins du monde. Souvent, ça me fait rire. Plus souvent,
j’ai pitié et pas vraiment envie de me moquer car cette haine que des personnes
m’envoient à la gueule reflète un tel mal-être qu’elle ne peut inspirer que de
la pitié. Mais je ne résiste pas à vous citer une phrase d’une lettre reçue à
mon domicile hier, bien évidemment anonyme, mais écrite par « une
cinquantaine de personnes rassemblées » :
« Votre minable rassemblement prévu
à Sion ne groupera sans doute que des étrangers et ce sera bien fait pour vous ».
Merci de ne pas commenter cette
citation, afin de demeurer dans le respect.
Sinon… Dans ma vidéo, je proposais
une histoire de dossards, ça n’a pas pris, donc on laisse tomber, no soussaille.
Je donnais également un numéro de compte. A ce jour, il y a zéro franc sur ce
compte, ce qui m’embête un peu car je souhaitais l’utiliser pour partir en
vacances avec ma famille. Je crois que tout le monde avait deviné ma perfidie.
Donc, on laisse tomber aussi, mais ce compte aurait dû servir à faire des dons
à des associations qui aident tous les gens en détresse chez nous. Donc, si
vous pensez à les soutenir, c’est cool. Non, en fait, c’est pas cool, c’est important.
Je vous mets les liens au fond de l’article.
Voilà, voilà… Encore un truc
important : beaucoup de personnes m’ont demandé de réagir aux propos me
concernant, tenus par Monsieur Freysinger à la télé lundi. Je ne souhaite pas
commenter ces propos, du moins pour le moment. Il y a bien plus important que
ce que ce monsieur dit de moi. Il y a samedi.
A samedi, donc. On va être plus que
dix, ça va être génial, on va montrer que, le Valais, c’est nous…
Vous pouvez pas imaginer comme je
me réjouis de vous rencontrer…
samedi 11 février 2017
L'appel du 18 février
Avec Patrick, on a eu fait des vidéos plus rigolotes, mais bon, pour un vendredi soir où je carbure à la tisane...
Des infos dans ce petit film. Si encore des questions, des propositions, n'hésitez pas...
Partagez, faites du bruit (puisque, samedi prochain, on ne va pas en faire
:)) pour qu'on soit le plus nombreux possible, le 18, à la Place du Scex. Le Valais, c'est nous.
Des becs. A samedi !
P.S. idée récente, piquée à la gay pride 2001, que je balance. Si quelqu'un est tenté de la récupérer, de la mettre en oeuvre...
On pourrait avoir des sortes de dossards en papier, avec imprimé derrière : "Je suis valaisan et..." et devant, chacun écrirait ce qu'il veut (genre : réfugié, policier, blonde, genevois...). Pour ça, il faudrait penser à un format, imprimer (éventuellement une version "je suis valaisanne et...", puisque, malheureusement
:) les femmes ont également leur mot à dire en Valais en 2017), préparer des feutres, une ou deux tables pour écrire... Voilà. J'écris ça, j'écris rien...
On pourrait avoir des sortes de dossards en papier, avec imprimé derrière : "Je suis valaisan et..." et devant, chacun écrirait ce qu'il veut (genre : réfugié, policier, blonde, genevois...). Pour ça, il faudrait penser à un format, imprimer (éventuellement une version "je suis valaisanne et...", puisque, malheureusement
dimanche 5 février 2017
Duel Délitroz -Freysinger
C’est le titre d’un article de
Fabrice Zwahlen, dans le Nouvelliste de vendredi dernier.
J’imagine que la plupart des
lecteurs de notre Pravda se sont demandé : « Mais c’est qui ce… Freysinger ?
Le talentueux joueur de badminton ? » C’est aussi ce que je me suis
dit au début (même si je me voyais assez mal croiser le volant avec ce
champion). Or, à la lecture, j’ai compris que l’article faisait allusion à
Oskar Freysinger, mon chef.
Après avoir clairement expliqué
que, dans la démarche qui va nous conduire au 18 février, je me suis totalement
distancié de ma fonction de conseiller communal, Monsieur Zwahlen
demande : « Ainsi, un élu
d’un exécutif communal peut-il appeler à manifester contre un collègue du
collège cantonal ? » Cette question est légitime.
Mardi 24 janvier, lorsque j’ai
écrit le texte « Honte à vous… », je n’ai pas du tout réfléchi à
cette question. J’étais outré (et le suis toujours autant), j’ai foncé. C’était
le citoyen qui se rebellait contre son dirigeant et, surtout, le prof qui se
rebellait contre le chef de l’école… pas le conseiller municipal, le joueur de
tennis, le tocson des paris de NHL ou le chanteur des Grün Vater…D’ailleurs,
jusqu’à aujourd’hui, je n’ai bénéficié d’aucun appui officiel : ni ma
commune, ni mon parti, ni les diverses associations, clubs ou groupes dont je
fais partie n’ont annoncé leur soutien à la manifestation du 18 février. C’est
logique. Mais juste pour dire…
Or il est vrai que, comme
conseiller communal, on doit garder un devoir de réserve. D’ailleurs, si on y
réfléchit un peu, j’ai fait ce que je reproche, entre autressssss, à mon
chef : faire fi de sa fonction politique lorsqu’on s’exprime.
J’aimerais donc ici présenter mes
excuses à tous les Montheysans qui se sont sentis blessés, trahis par la prise
de position d’un de leurs municipaux. Je pense plus spécialement encore aux 874
personnes qui ont voté pour moi en octobre (en fait 873, parce que, dans
l’équipe, il y avait moi). A mon avis, elles sont plutôt contentes de mon coup
de gueule. Si elles ont voté pour moi, c’est sûrement parce qu’elles
attendaient cela de moi. Si ce n’est pas le cas, excuses redoublées. Et merci
de me le faire savoir.
Voilà, voilà, oxymorons (verbe
néologique : j’adore les néologismes, ça énerve les conservateurs).
Donc, sous-titre :
l’assourdissant silence.
Plusieurs d’entre vous semblent
attachés à l’idée d’une minute de silence, le 18 février, sur la Place du Scex.
Alors, bien sûr, on la fera, si ça vous fait plaisir (bon, allez, j’avoue, ça
me fait très plaisir aussi). Comme écrit dans mon précédent texte, je voulais
enlever le côté triste à notre rassemblement. Mais une minute de silence peut
être solennelle, pas forcément triste.
Pareil pour les deux chants que je
proposais : si ça vous plait pas : dites. Le concept de notre
rassemblement est bien entendu évolutif. Proposez, corrigez, faites comme vous
voulez…
Quelques rappels, pour
conclure :
-
Le Valais, c’est nous. C’est tellement vrai.
-
C’est dégueulasse (à force de peser ce mot, je
commence à connaître son poids par cœur) que le chef de l’école valaisanne s’associe
à l’affiche de l’UDC représentant Maria. C’est un devoir citoyen de l’exprimer.
-
Le lancement officiel de notre rassemblement, c’est
fin de semaine avec un évènement facebook et plus, si affinités. Si vous avez
des idées…
jeudi 2 février 2017
Sécurité ok.
Le 18 février, à la Place du Scex, le concept sécurité est réglé. Merci à tous ceux qui m'ont fait des propositions. Un merci tout particulier au très généreux donateur qui souhaite rester anonyme, m'a mis en contact avec la Société Securitas et a décidé de financer l'ensemble du concept sécurité. Son argument : "soutenir un acte citoyen".
J'ai assez envie de garder l'idée du compte pour faire un don aux nécessiteux en Valais... A discuter.
mercredi 1 février 2017
Le Valais, c'est nous
Je me répète, je sais, mais vos messages, votre incroyable soutien, c’est vraiment, vraiment quelque chose.
J’essaie de résumer la
situation avec un système de questions/réponses :
1.
Quand ? Le 18
février à 15 h.
2.
Où ? La
réponse à cette question dépend d’une décision du conseil municipal de Sion qui
se réunit jeudi prochain 9 février. Donc, aucune information officielle jusqu’à
cette date. Mais j’ai eu une nouvelle discussion avec la police de Sion
aujourd’hui et ai demandé à ce qu’on autorise notre rassemblement sur la Place
du Scex à Sion. La Planta est occupée, voire grillagée à cette date en raison
de la préparation du carnaval. On ne peut pas présager de la décision de
conseil municipal, mais perso, suis assez confiant. A la réception de la
réponse, je crée un évènement facebook, histoire de voir si on sera vraiment
plus que dix, sur la Place du Scex.
3.
Pourquoi ? Ce
n’est pas très utile de répondre à cette question, puisque, si vous êtes en
train de lire ce texte, si vous pensez venir à la Place du Scex le 18, vous
savez pourquoi. Sinon, je vous propose de lire quelques articles de mon blog,
avec en priorité celui-ci :
Ou
alors, de lire l’1dex ou de regarder tous les gens tellement drôles, sincères,
talentueux qui ont réagi ces derniers jours. Petit appel : tous ceux qui
ont des liens d’articles, d’affiches détournées, de trucs rigolos, merci de mettre
les liens en commentaire sur mon facebook et/ou sur mon blog.
4.
Qui ? Tous
les Valaisans. Et pour moi, les Valaisans, ce sont : Ceux qui sont nés en
Valais, ou pas. Ceux qui vivent en Valais, ou pas. Ceux qui ont un nom valaisan,
ou pas. Ceux qui sont déjà venus en Valais, ou pas. Ca fait un peu plus de sept
milliards de Valaisans potentiels, mais en toute objectivité, je pense qu’on
sera un peu moins.
5.
Quoi ? Mardi
dernier, j’ai proposé cela : « pas de slogan, pas de
parti politique, pas de récupération, pas de cagoule. On fait une minute de
silence pour ce Valais qu’on aime tellement, sali par des politiciens qui nous
font honte. Puis on boit une. »
Depuis
j’ai un tout petit peu changé d’avis et je vous propose autre chose. Dites-moi
ce que vous en pensez.
Mardi
dernier, j’étais démoralisé. Depuis, je suis sur un nuage : le Valais est
certes sali par certains, mais il est surtout splendide, parce que le Valais,
c’est nous (évidemment, je ne me pense pas splendide, je dis ça pour
vous). Donc, pas de minute de silence,
mais de la joie, de la fierté bien placée. Je propose que l’on se voie à 15 h,
qu’on chante le premier couplet de « Mon beau Valais » et de l’hymne
national, puis qu’on boive une. On est heureux, on n’est pas tristes.
Un des
problèmes existentiels sera de trouver quelqu’un pour entonner, voire diriger,
mais si on chante pas terrible, terrible, c’est pas terrible, terrible, ou bien ?
Ceux qui ne connaissent pas les paroles : on n’en a rien à cirer. Ils
écoutent, pis après, ils boivent une aussi (au sujet de boire une : cool
si vous prenez un petit quelque chose, car il n’y aura pas de bar. Une personne
m’a écrit qu’elle prenait une bouteille et six verres. De mon côté, avec ma
chérie et les enfants, on pense prendre une de rouge, une de thé froid et
quelques verres. Dépend combien on est, ça risque de faire un peu juste).
Evidemment,
certains vont se moquer de nous, nous traiter de naïfs, de Bisounours, etc…
Perso, ça me réjouit. Quand je vois qui dit cela…
Donc
l’idée n’est pas de faire une manifestation contre…, c’est de faire une
manifestation pour…. Pas de slogan, pas de discours, pas de parti, pas de
récupération, pas de cagoule (à part pour ma collègue Ornela (private joke, pas
pu m’empêcher)). On ne va pas dire que les autres sont… mais que nous, les
Valaisans, nous sommes ouverts, accueillants, chaleureux, naïfs, sympas,
charitables, humains… valaisans.
Mais si jamais vous avez oublié pourquoi
on sera là, si vous avez un doute, je vous renvoie à la question 3.
6.
Comment ? Ben
comme ça. Avec un léger bémol : on est obligés d’avoir un service de
sécurité officiel (par exemple, ça peut pas être moi avec deux ou trois copains
aussi bien bâtis que moi). Je n’ai jamais eu le moindre contact avec ce genre
de société de sécurité, mais j’attends en commentaire ou en message privé que
quelqu’un me conseille une société, voire m’aide pour cette partie de
l’organisation. Ca va coûter de l’argent : je ferai un appel aux dons dès
que j’aurai une estimation du coût.
Pis
après :
-
Si on ne récolte pas assez d’argent, ben ma
famille et moi (attention, on est nombreux), on se fera inviter à manger par
des réfugiés puisque, c’est bien connu, ils sont pleins aux as.
-
Si on a trop d’argent, ben ma famille et moi,
on part en vacances aux Caraïbes et on met un statut facebook pour vous
remercier (en fait, vous venez de découvrir mon unique motivation à lancer
cette manifestation). Ou alors, si vous n’êtes pas d’accord, on verse le solde
à une organisation qui aide les personnes dans le besoin en Valais (juste pour
montrer que nous, on fait quelque chose pour Maria et les autres…nous).
Voilà.
Dites si ça vous convient, corrigez, proposez, améliorez, dessinez, affichez,
causez et surtout, surtout, partagez. En 1980, au Wankdorf, il y avait une
banderole « Avec le Rawyl, on serait 100’000 ». 37 ans après, on n’a
toujours pas le Rawyl (d’ailleurs, j’en suis assez content, et il ne nous
servirait pas à grand-chose, le 18). Donc, on ne sera pas 100'000… mais ce
serait sympa si on était une bonne équipe.
J’y
crois. Le Valais, c’est nous. Le Valais, c’est p… nous. (désolé, pas pu
m’empêcher).
Yannick,
Valaisan, enseignant, Monthey
vendredi 27 janvier 2017
Ca se précise
Bon alors, pour faire court : on se voit le 18 février
à 15 h. J’ai essayé un texte pour expliquer ce que m’a dit la police de Sion,
et ce que j’imagine pour notre rencontre, mais c’était fort, fort long et fort,
fort, fort peu clair. Alors on va faire une petite vidéo avec mon beauf ce
week-end. Il ne le sait pas encore. Si vous le croisez, dites-le-lui.
Nous avons fait le buzz (quand j’écris « nous »,
on est loin du pluriel de majesté, je pense « vous et moi »). Du
coup, le Nouvelliste a publié un article que vous trouverez ci-dessous*.
Mon
collègue enseignant, chef de campagne de l’UDC, Monsieur Kevin Pellouchoud
trouve ma réaction exprimée sur mon blog « disproportionnée, malhonnête et
indigne du débat démocratique que l’on (ndlr l’UDC) a voulu lancer ». Je
ne souhaite pas polémiquer avec ce monsieur, et ce, pour deux raisons :
- - En 2014, j’ai écrit une lettre ouverte à ce
monsieur. Elle est sur ce blog. Il ne m’a jamais répondu.
- - Polémiquer avec lui est trop facile. A voir les
réactions suscitées par ma démarche, à environ 98% positives, je pense qu’une
discussion avec ce monsieur sur fb, à condition qu’il l’accepte, virerait assez
rapidement à sa déroute. Je peine à imaginer que les plus de 697 personnes qui
ont partagé mon article le trouvent malhonnête et indigne du débat
démocratique. Donc : pas de polémique.
Dans cet article, on apprend de l’encre de ce même Kevin
Pellouchoud qu’Oskar Freysinger n’est pas impliqué dans le choix des affiches.
Je souris. Donc, le chef de l’école valaisanne n’est pas impliqué. Il ne savait
pas. Ce n’est pas de sa faute. Il me semble me souvenir avoir déjà traité
Monsieur Freysinger de « gentil patron triste », de
« Caliméro » (enfin, ça, tellement de gens l’ont dit que ce n’était
peut-être même pas moi), mais « Virenque » et « l’insu de son
plein gré », c’est nouveau… c’est frais… c'est presque printanier...
Finalement, pas de souci : il n’a qu’à faire une
déclaration, se distançant totalement de cette affiche, reconnaissant qu’elle
est… (on lui laisse le choix de l’adjectif J)
et on n’en parle plus... de cette affiche ; parce que je crois vraiment
que, le 18, on pourra trouver deux ou trois autres sujets de discussion.
En parlant se distancier de ces affiches : Monsieur
Voide a fait son mea culpa. Pas certain que vos plus 647 partages n’y soient
pour rien. Moi, ses excuses, ça me plait bien. J’apprécie les gens qui font des
erreurs et le reconnaissent.
Finalement, pas de souci : il n’a qu’à faire une
déclaration, se distançant totalement de cette liste, reconnaissant qu’elle
est… (on lui laisse le choix de l’adjectif J)
et on n’en parle plus... de son alliance avec l’UDC ; parce que je crois
vraiment que, le 18, on pourra trouver deux ou trois autres sujets de
discussion.
Je reçois des mots, des messages de soutien assez
incroyables de votre part. On peut vraiment faire quelque chose de bien le 18.
J’ai également croisé fortuitement deux
« personnalités » à qui leur fonction interdit de prendre position.
La première m’a dit : « Bravo », la
seconde : « Merci, mais alors, merci ». Pour les deux, j'ai mis quelques secondes à comprendre pourquoi elles disaient cela. Puis j'ai compris.
Le Valais, c’est nous. On y croit. On rassemble. On va à
Sion le 18.
A tout bientôt.
Yannick
*J'ai à peu près le niveau d'une pive en informatique. Pas réussi à joindre l'article. Je trouve de l'aide au plus tôt. Désolé.
jeudi 26 janvier 2017
Cela vaut-il la peine de discuter avec the co-président of the UDC of the Valais romand ?
Question essentielle s’il en est.
Je ne peux pas voir ce qu’il publie sur son mur facebook
puisqu’il m’a bloqué, il y a de cela bientôt un an. A ce sujet :
Mais bon, j’ai quand même vu que, aujourd'hui, il attaquait ma neutralité,
s’en raillait, s’enrayait peut-être aussi un tout petit peu.
La compréhension me paraissant être, chez ce monsieur, à
peu près aussi aiguisée que la compassion, je me permets une minuscule
explication de texte (déformation professionnelle), qui revient à une minuscule
explication tout court, en plus d’être toute courte.
Donc voilà : quand j’écris : « Dans ma classe, en 25 ans
d’enseignement, j’ai toujours observé la plus stricte neutralité. »,
cela signifie que, dans ma classe, en 25 ans d’enseignement, j’ai toujours
observé la plus stricte neutralité. J’imagine que la limpidité de mon
explication de texte lui suffira.
J’ajoute en commentaire que
je le défie de trouver un de mes anciens élèves qui pourra prouver (ou même
prétendre et étayer la moindre) que j’ai fait de la politique en classe, que j’ai
transmis ou fait passer une quelconque idée politique en classe.
Par contre, en salle des
maîtres, au bistro, dans le cadre privé et, depuis un an environ, public, je n’ai jamais
été neutre et encore moins prétendu l’être.
Mardi, j’ai, pour moi,
transgressé un tabou. J’imagine que je vais continuer dans cette voie… Enfin,
on verra…
Donc voilà. Si quelqu’un
peut lui faire parvenir ce texte. Pas possible pour moi.
J’ai fini. Je n’ai toujours
pas de réponse à la question en titre.
mercredi 25 janvier 2017
Il se pourrait qu’on se retrouve à plus que dix...
Hier soir, j’ai écrit un article sur
mon blog, puis posté un statut facebook.
22 heures après : 581 partages,
266 « like », plein de gens qui écrivent ou disent « J’y serai »,
des commentaires, des remerciements, des insultes, la presse qui me contacte (à 7 h demain matin, 5 minutes en direct/téléphone sur Radio Chablais)…
Donc plusieurs trucs à dire, ce soir :
Merci infiniment. Des fois, on doute
un peu. Vos réactions sont un espoir pour moi, pour le Valais auquel je crois
et auquel, je crois, vous croyez…
Suite : on va faire un truc le 18
février. Dès que je peux proposer quelque chose de concret, je créerai un
évènement Facebook.
J’ai contacté de manière informelle la
municipalité de Sion pour savoir si le rassemblement que je propose peut avoir
lieu sur la Planta. J’attends donc des réponses, ou au moins une idée de
réponse avant de fixer de manière définitive le lieu de ce rendez-vous.
D’ici là, je vais essayer de maintenir
l’intérêt. Et pour ça, j’ai besoin de vous. On va tenter d’éviter le buzz
Facebook qui dure 48 heures. On va continuer à partager, à inviter, à inciter...
Un type que j’aime bien m’écrivait aujourd’hui
en privé : « Après
entre cliquer "je like" et venir se cailler les roustons à la Planta y'a un monde. »
Hier,
j’y croyais un peu. Aujourd’hui, j’y crois carrément et j’ose croire que je ne
suis pas le seul à y croire : on va être plus que dix à se cailler les
roustons sur la Planta ou ailleurs.
On
garde la date du 18. On regarde ce qu’on peut faire. On le fait.
Je ne
pensais pas l’écrire un jour, mais « fier d’être valaisan ». Fier d’être
du même canton que vous. Et là, un merci spécial à tous les gens hors canton,
pas valaisans pour un sou, qui ont réagi aujourd’hui, qui se sentent valaisans
aujourd’hui parce qu’ils ont compris que le Valais, c’est nous, c’est pas ce
que certains essaient de faire croire.
P.S. J'aime beaucoup la musique : les trucs naïfs, simples, directs. Quand j'entends "Porcherie", ça me fait un bien fou. Ce soir, j'écoute "1000 Coeurs debout" de Cali : un mec qui vient à Terre des Hommes parce qu'il pense que tout le monde doit être aidé s'il en a besoin... Pas seulement certains...
P.S.2 écrire comme ça "évènement", c'est fait exprès. Je sais qu'il y en a que ça énerve.
mardi 24 janvier 2017
Honte à vous, Messieurs !
Honte à vous, Messieurs !
Honte à
vous, Messieurs Freysinger et Voide. Vous avez osé publier dans le Nouvelliste
du mardi 24 janvier une page publicitaire qui met en balance la misère humaine
et la misère humaine, qui fait croire que la misère humaine de chez nous serait
moins misérable si le Valais ne s’occupait pas de la misère humaine réfugiée. C’est
sordide. C’est honteux. C’est misérable.
Honte à
vous, Monsieur Freysinger. Je ne m’adresse pas ici au candidat UDC (d’ailleurs,
vous l’aurez remarqué, je ne m’adresse pas non plus à la candidate UDC). En
effet, depuis plusieurs années, l’UDC nous a tellement abreuvés d’affiches et
de slogans hors sujet et dégueulasses (je pèse mon mot)… Celle-là n’est qu’une
de plus. Non, c’est au Conseiller d’Etat, au Chef de l’Ecole valaisanne, à Celui
dont dépendent tous les écoliers de notre canton que je m’adresse. Si c’est ça le
message que l’école valaisanne doit transmettre, je me mets officiellement en
rébellion. Dans ma classe, en 25 ans d’enseignement, j’ai toujours observé la
plus stricte neutralité. C’est fini. Je n’arrive plus à rester neutre lorsque mon
chef publie cela.
Honte à
vous, Monsieur Voide. Vous vous dites démocrate-chrétien et vous souriez
au-dessous de cette affiche (à moins que la mise en page ne soit due au
hasard). Il est pour moi impossible d’imaginer que quelqu’un de votre parti
puisse cautionner un message aussi dégueulasse (je pèse mon mot). Pas besoin d’argumenter :
honte à vous.
Vous serez
peut-être, probablement, certainement élus. Mais j’aimerais que cette campagne
honteuse que vous avez lancée soit le signal d’un réveil de tous les Valaisans
qui ne se reconnaissent pas dans votre politique dégueulasse (je pèse mon mot).
Je rêve
(comme l’autre) qu’un jour se retrouvent à un ou plusieurs endroits du canton (je
propose la Planta, mais aussi, pourquoi pas, Torgon, Brig, Martigny, Monthey, Unterbäch…)
tous les Valaisans qui s’opposent à la politique honteuse que vous représentez.
On sera peut-être 10 (6 selon la police J). Mais avec un peu de chance, on
sera au moins une vingtaine, voire plus.
Disons le samedi 18 février, à 15 h. On se retrouve à la Planta (ou ailleurs) : pas de slogan, pas de parti politique, pas
de récupération, pas de cagoule. On fait une minute de silence pour ce Valais
qu’on aime tellement, sali par des politiciens qui nous font honte. Puis on
boit une.
Vous serez
certainement contents, Messieurs, car cela vous fera de la pub et, si on est
dix, on aura l’air malins. Tant pis. J’y serai. Enfin, seulement si j’en trouve
neuf pour venir avec moi.
Yannick Délitroz, enseignant, Monthey
dimanche 22 janvier 2017
Dimanche soir 😒
Dimanche soir, moral moyen… normal… j’écrirai même
sain : j’adore mon boulot, mais j'ai toujours pensé que, le lundi
matin où mon réveil sonne et que je me dis : « génial, c’est
lundi matin, je pars au taf », je ne vais pas au taf, je vais direct consulter.
Donc dimanche soir, moral moyen… normal… Pis, à la
place de penser à ma famille, à mes amis, à mes élèves, à ma vie
de total privilégié, enfin, aux trucs auxquels on essaie de penser quand c’est
dimanche soir, je pense à notre pays, si merveilleux, et qui est en train
d’être détruit par des gens qui attisent la haine. Ils sont de plus en plus
nombreux. Ils osent tout. Tout est normal. Ils gagnent les élections, ils
gagnent les votations. Ils m’angoissent.
Un d’entre eux disait dernièrement, au sujet des gens
de troisième génération qui pourraient être naturalisés de manière
facilitée : "On
est en train de se demander si ces personnes peuvent être comme nous". Ben
moi, je ne suis pas comme vous… et je ne le serai jamais. Moi, je m’indigne.
C’est sûrement inutile, certainement facile, mais tant pis :
Vu aujourd'hui sur fb : des
enfants réfugiés à qui Swissski (ou un truc comme ça) a offert une journée de
ski. Scandale, haine, avec la palme à celui qui a écrit : « Et
là, il n’y avait pas d’avalanche »
Vu aujourd'hui sur fb : demande
d’aide de la part de Terre des Hommes pour des réfugiés qui crèvent de froid
dans les Balkans. Commentaires : les Valaisans d’abord… les Suisses
d’abord… Comme si l'un excluait l’autre. A gerber.
Balotelli se plaint que,
lors d’un match à Bastia, des gens dans le public faisaient des cris de singes
lorsqu’il touchait le ballon. J’ai grandi à Tourbillon. On allait voir tous les
matches. Adulte, ma passion pour le FC Sion s’est estompée. Le 23 octobre 1991,
je suis allé voir Sion-Feyenoord. Les Bataves jouaient avec deux ailiers noirs
rastas. A chaque fois qu’ils touchaient la balle, une partie du public imitait
des cris de singes. J’ai décidé que je ne retournerai plus à Tourbillon. Il n’y
a pas d’autocollant « Fier d’être Valaisan » sur ma voiture. Je suis content de vivre en Valais... pas fier.
La naturalisation
facilitée va être rejetée. Ca me gonfle. Vais aller bouquiner.
jeudi 19 janvier 2017
Bon ben voilà, c’est fait, on y est, j’y suis…
Salut à tous,
Depuis dix-huit jours, je suis conseiller communal à
Monthey. Ca a changé pas mal de choses dans ma vie : mes amis, mes enfants
et ma femme sont maintenant tenus de me vousoyer, je porte la cravate, même
pour dormir… enfin… tout ce genre de choses. Les gens m’appellent au milieu de
la nuit parce qu’ils sont en train de se faire enlever le bleu et qu’ils
veulent que je leur file le numéro de Guy. Je vais décevoir, déjà, je
sais : je l’ai pas (encore), le numéro de Guy.
Depuis neuf jours, je suis officiellement chef du dicastère
Bâtiment et Urbanisme. Je m’étais déclaré intéressé par la culture et me
retrouve à l’urbanisme. J’aurais bien aimé m’occuper de la culture, je suis
très, très heureux du dicastère qui m’a été attribué. «Va y avoir du
boulot », « tu vas pas te faire que des amis », « t’as
aucune idée dans le domaine », « tu verras plus ta famille »,
« tu vas changer »… Pas mal de trucs entendus depuis lundi passé (en
fait, remplacez « tu » par « vous » dans les phrases qui
précèdent ; m’excuse, ne suis pas encore habitué).
Ben peut-être, sûrement, certainement pas, etc… On verra
bien. Le seul truc dont je suis convaincu aujourd’hui, c’est que ma famille est
et restera ma priorité. Pis au niveau job, je suis enseignant à 61,54 % et
conseiller municipal à 25%.
Mais j’aimerais rassurer, spécialement les 874 personnes qui
ont voté pour moi : je suis motivé, je vais bosser, je suis de gauche.
Je vous laisse, j’ai du job.
Des vœux pour 17, des becs…
Monsieur le Conseiller
Communal
jeudi 3 novembre 2016
merci à toi / conseil général / vice-présidence
Une video pour vous remercier.. oui encore (mais hey, cette fois c'est en vidéo et personnalisé) et surtout pour vous rappeler de voter au conseil général la liste numéro 3 et Gilles Borgeaud à la vice-présidence. des becs.
mardi 25 octobre 2016
Pis les flops ?
Des flops, il y en a eu quelques-uns, dont le premier, le plus évident, le plus important est, à mes yeux l’absence de femmes élues au Conseil communal de Monthey.
Tout a été écrit, là-dessus. Et c’est le même scénario (en tout cas, le même résultat) depuis huit ans. Ca me navre, mais je ne vois pas de solution. Peut-être l’Alliance de Gauche devrait-elle proposer une liste entièrement féminine, comme me l’a conseillé un conseiller (PLR) ? Mais cela me semble peu démocratique. Je l’écris et le répète : je suis très content de mon élection. Mais j’aurais été très content si, à ma place, il y avait eu une femme. Les deux pour lesquelles j’ai voté sont d’excellentes candidates qui auraient fait, à coup sûr, d’excellentes conseillères communales.
Si quelqu’un a des propositions sérieuses pour remédier à cette situation, je suis preneur. Mais il y a encore du boulot. J’en veux pour preuve une remarque qui m’a été faite durant la campagne sur une coupe de cheveux (étonnamment, pas la mienne) ou le fait que, sur la page facebook d’un élu qui incite les gens à voter pour les femmes d’une certaine liste au conseil général, le premier mot écrit est « beauté ». Tant qu’on en est là, peu de place pour les femmes en politique.
Si quelqu’un a des propositions sérieuses pour remédier à cette situation, je suis preneur. Mais il y a encore du boulot. J’en veux pour preuve une remarque qui m’a été faite durant la campagne sur une coupe de cheveux (étonnamment, pas la mienne) ou le fait que, sur la page facebook d’un élu qui incite les gens à voter pour les femmes d’une certaine liste au conseil général, le premier mot écrit est « beauté ». Tant qu’on en est là, peu de place pour les femmes en politique.
Sinon un méga-flop pour le PLR de Monthey. Pas pour ses électeurs, bien évidemment, mais pour certains dirigeants du parti. Leur supériorité, leur suffisance, leur manque de remise en question me sidèrent.
- Lorsque j’écris, il y a un mois, un article sur la place de la femme au PLR, on me dit, plus ou moins correctement, de balayer devant ma porte. Je réponds, évidemment, que tout n’est pas rose, chez nous. Mais qu’est-ce que cela change à la place des femmes au PLR ? Moi, je me pose la question. A priori, je suis le seul.
- Dimanche soir, sur Canal 9, un élu PLR expliquait le mauvais score du parti par une campagne assez agressive de la gauche envers le PLR. Il faisait allusion à mon article susmentionné. Je trouve que c’est me faire trop d’honneur, et m’attribuer une influence que je suis très très loin d’avoir que de dire que c’est cela qui a fait perdre des voix au PLR. Par ailleurs, je conseille à chacun de lire l’article en question . Ce sera facile de se faire une opinion sur mon agressivité. Je précise, une fois de plus, que cet article n’était pas signé par l’Alliance de Gauche de Monthey, mais par moi. Nuance.
- Lundi matin, quelqu’un écrivait sur Facebook une réflexion post-électorale, dans laquelle on pouvait trouver ceci : « La population montheysanne semble succomber au chant des sirènes : qu’il s’agisse de journaux mensongers, de slogans populistes et démagogiques, des pitreries de bisounours largement diffusés sur des blogs ou sur Facebook, ou de propagandistes du «demain on rase gratis», plutôt que de se fier aux travailleurs et gestionnaires pragmatiques, responsables et innovants du PLR. »
Donc voilà. Si je paraphrase, les Montheysans, qui jusqu’à cette année étaient fantastiquement intelligents puisqu’ils élisaient plein de PLR travailleurs… innovants… (ndlr : sic !)… etc… sont devenus stupides, au point d’élire, par exemple, un bisounours juste capable de pitreries. Ok, c’est évidemment un point de vue.
J’imaginais que ce monsieur pouvait prendre un peu plus de recul. Que, à l’instar de son chef qui vénère Le Petit Prince, il connaissait le chapitre de l’astronome turc. Qu’il faisait la différence entre forme et fond. Qu’il voyait son ancien subordonné, l’ancien prof de ses garçons, comme autre chose qu’un bisounours qui fait des pitreries. Qu’il considérait les 874 personnes qui ont voté pour moi, et l’ensemble des électeurs montheysans, qui seraient peut-être contents d’avoir un Conseiller d’Etat chablaisien en 2017, comme autre chose que des personnes succombant aux pitreries d’un bisounours. Déçu.
Quoi qu’il en soit, si on voit bien que certains PLR ne sont pas très contents de moi, ben tant pis. Si certains PLR se disent qu’ils ont fait tout juste, tant mieux. Quant à moi, je préfère de beaucoup certains de mes copains de ce parti qui ont été beaux perdants (Fabien) ou qui demandent aux instances PLR de tenter de faire une légère autocritique (Sébastien).
Et un flop pour quelques reproches. On m’a reproché publiquement mon agressivité, ce que je conteste, en privé ma méchanceté et ma lâcheté (sic), ce que je conteste également, dans mon dos, le côté peu sérieux de ma candidature, ce que je conteste (mais dans mon dos, c’est difficile de répondre.) C’est normal, quand on fait de la politique, on doit s’attendre à cela. Voilà. 874 Montheysans ont décidé de m’élire, j’en suis très heureux. J’ai reçu plein de témoignages de soutien et ça a fait autant de raisons de me battre. Le combat politique pour une meilleure représentation de la gauche dans les instances dirigeantes de Monthey continue.
Au Conseil général : votez et faites voter l’excellente liste 3.
Et Gilles Borgeaud Vice-Président.
Et Gilles Borgeaud Vice-Président.
P.S. J’ai écrit cet article samedi. Et dimanche, sur mon facebook, j’ai reçu un commentaire d’une dame qui doit me connaître depuis 45 ans environ, qui n’a, que je sache, jamais fait de politique. Ca fait évidemment prétentieux, gorgé d’auto-satisfaction que de publier cela, mais bon, j’assume: « Je te salue et te félicite pour la grand MONSIEUR que tu es, non pas uniquement pour ton élection mais surtout pour la manière attrayante et élégante dont tu as mené la campagne. .. Elégance qui ne se résume pas au port du légendaire costard, cravate… »
Merci à elle et à tous ceux qui pensent comme elle. J'espère qu'il y en a pas mal.
Merci à elle et à tous ceux qui pensent comme elle. J'espère qu'il y en a pas mal.
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